Accueil Innovation et vie quotidienne 2012, année de la fin et du renouveau

2012, année de la fin et du renouveau

par Cécile Chevré

Cher lecteur,

J’espère que, pour vous, l’année a bien commencé – j’en profite pour vous remercier de vos nombreux voeux de bonne année. De mon côté, ce fut plus difficile.

Un dos bloqué, un ordinateur qui a rendu l’âme et des titres de journaux qui n’encouragent pas vraiment l’optimisme.

Comme en chaque début d’année, chacun (nous compris) y va de ses prévisions pour 2012. Et elles ne sont pas particulièrement rassurantes.

2011 fut l’année d’un constat d’échec. Celui des politiques anti-crises fondées sur la multiplication de la liquidité par des politiques à taux zéro associées à différentes formes de quantitative easing. Des milliers de milliards d’euros, de dollars, de livres, de yens, etc. ont envahi la planète sans parvenir à sauver l’économie.

Aux Etats-Unis, la croissance est atone malgré les politiques musclées de la Fed. Et le budget croule sous les déficits. Ces derniers mois, les Etats-Unis ont été relativement épargnés… Non pas à cause d’une bonne santé retrouvée de leur économie, mais parce que c’est pire ailleurs. L’argent s’enfuit d’Europe et de Chine pour tomber dans les bras américains. Pour combien de temps encore ? Nous n’en savons rien. Les marchés attendront peut-être l’arrivée du prochain président américain (élection en novembre 2012, investiture en janvier 2013) pour tourner de nouveau leur attention vers les déficits américains.

En Europe, l’apport d’argent n’est pas parvenu ne serait-ce qu’à circonscrire la contagion de la crise souveraine à des économies comme l’Italie, l’Espagne et même la France. Or aucune réelle autre solution n’a été proposée. La survie de la zone euro dans sa forme actuelle nous paraît loin d’être acquise. Et l’Europe s’enfonce de nouveau dans la récession.

En Chine, les politiques de soutien et de crédit facile ont certes permis, dans un premier temps, une bonne reprise de la croissance, mais ont encouragé la formation d’une bulle immobilière – qui est en train d’exploser. Hard ou soft landing ? Nous devrions en savoir plus dans les mois qui viennent…

Au fond, le pire scénario pour 2012 – loin d’être improbable malheureusement – serait que l’Europe, les Etats-Unis et la Chine soient en crise au même moment.

Envie de fuir, cher lecteur ? Je vous comprends. Mais avant de prendre vos jambes, attendez quelques instants.

2012, début d’un nouveau cycle
Tout n’est pas si noir que cela. C’est du moins ce que nous promettent les théories de Schumpeter ou les supercycles de Kondratiev. Les deux économistes étaient d’accord sur un point, l’existence de cycles économiques de plusieurs dizaines d’années.

C’est l’économiste russe Nicolaï Kondratiev qui, dans les années 20, a proposé pour la première fois la théorie des cycles économiques, constitués d’une période de croissance (dite ascendante) et d’une autre de récession (dite descendante). Sa théorie prévoyait la Grande Dépression.

Kondratiev fut une victime de sa théorie. Elle avait le gros inconvénient pour Staline et consorts d’annoncer certes des périodes de récession mais aussi de reprise du capitalisme. La fin d’un cycle prépare le début d’un nouveau. Conclusion, Kondratiev a passé quelques années au goulag avant d’être fusillé…

L’économiste Schumpeter a quant à lui émis l’idée ces cycles étaient liés à des ruptures technologiques qui permettaient un véritable boom de l’économie.

Graphique du cycle de Schupeter de l'innovation

Le graphe ci-dessus représente les cycles de l’innovation de Schumpeter. Chaque période de croissance correspond à l’arrivée d’une nouvelle technologie qui bouleverse la donne. A la fin du XVIIIe s., ce fut l’utilisation de la force hydraulique. Au milieu du XIXe s., l’utilisation de la machine à vapeur, du chemin de fer et de l’acier. La cinquième vague, la dernière en date, était quant à elle liée à l’informatique, l’internet et les télécoms.

Pour vous en convaincre, il suffit d’observer autour de vous à quels points ces technologies ont profondément modifié non seulement notre vie quotidienne (vous souvenez-vous quand Internet n’existait pas ?) mais aussi notre économie. De nouvelles entreprises sont apparues (fabricants de matériels informatique, réseaux de télécommunications, etc.), de nouveaux métiers ont été créés (webmaster, ingénieur réseaux, ingénieur télécoms, ingénieur informatique…).

Des entreprises comme Apple, Microsoft, Google, Amazon ou plus récemment toutes les entreprises liées aux réseaux sociaux ont prospéré grâce à cette révolution des technologies de l’information et de la communication. Des fortunes ont été faites (et défaites) : imaginez les investisseurs qui ont misé sur Apple ou Microsoft au tout début des années 80…

Pour vous donner une idée de ce que cela représente, voici le cours d’Apple depuis 1985.

Cours d'Apple (source : Yahoo Finance)

Cours d’Apple (source : Yahoo Finance)

En 1985, l’action s’échangeait alors environ 3,5 $. Aujourd’hui, elle en vaut près de 400… 1985 vous paraît loin ? C’est vrai. Prenons alors le cours d’Apple en 2003, après la bulle Internet : 10 $. Si vous aviez acheté des actions Apple il y a moins de 10 ans, vous auriez multiplié votre mise par 40.

Vous en avez profité ? Tant mieux. Vous avez loupé la tendance, ce n’est pas grave, vous avez une occasion de vous rattraper… non pas en misant sur Apple, mais en investissant sur les secteurs qui vont bénéficier de la nouvelle rupture technologique qui se prépare.

2012, année (nano et bio)technologique
Revenons à 2012. La théorie des cycles de Kondratiev annonce une fin de cycle en 2012-2015. Ce qui veut dire que les trois années qui s’annoncent risquent d’être particulièrement difficiles… mais aussi fertiles. Car qui dit fin d’un cycle, dit début d’un nouveau.

Toute la question maintenant est de savoir quelle sera cette technologie qui va nous propulser dans un nouveau cycle de croissance. A ce sujet, les avis ne divergent pas tant que cela. Il y aura sûrement les technologies vertes mais aussi les biotechnologies et nanotechnologies.

Qu’est-ce qu’une biotechnologie ? Une technologie qui associe la science du vivant (la biologie) avec une technique issue d’un autre domaine (informatique, génétique, chimie, etc.).

Un exemple ? La biotechnologie a permis la production d’insuline humaine par des bactéries. Mais les domaines d’applications des biotechs ne s’arrêtent évidemment pas là. Ils sont tellement nombreux qu’il est impossible de tous les citer mais prenons quelques exemples : agriculture (fabrication de céréales plus résistantes, les fameux OGM), dépollution (certaines bactéries sont modifiées génétiquement pour pouvoir traiter des eaux usées ou des sols pollués), énergie (recherches sur des alternatives au pétrole), etc.

Pour résumer, les biotechnologies peuvent (ou pourront) répondre à certains des besoins fondamentaux de l’humanité dans les décennies à venir :
– la santé
– l’agriculture : pensez à l’augmentation de la population mondiale et aux besoins alimentaires qui en découlent
– lutte contre le réchauffement climatique
– lutte contre la pollution
– développement d’énergies alternatives, durables et/ou vertes à cause de la raréfaction des sources d’énergies fossiles et de l’augmentation générale du prix de l’énergie

Dans tous ces domaines, les biotechnologies offrent des solutions innovantes. Et des possibilités d’investissement particulièrement intéressantes alors que les autres secteurs font grise mine.

Les nanotechs, qui utilisent l’infiniment petit, sont un des secteurs choisis par Simone dans sa Stratégie. Elle a sélectionné en particulier une société française qui a gagné 54% en un an et demi et qui a un savoir-faire unique dans le domaine des nanotechnologies. Autant d’atouts qui devraient faire d’elle une des valeurs clé de votre portefeuille… et de la Stratégie de Simone pour affronter ces temps de crise. Je ne peux que vous conseiller de continuer pour en savoir plus sur les investissements sélectionnés par Simone. Un plan anti-crise en 3 étapes à découvrir ici…

Je reviendrai très bientôt, et plus longuement, sur les nanotechnologies et les biotechnologies. Autant vous le dire tout de suite, elles vont être deux de nos secteurs d’investissement préférés pour 2012.

Notre objectif : vous faire gagner de l’argent quand les autres en perdront. Vous êtes prêt ? Alors, à très vite dans La Quotidienne !

 

Pour aller plus loin aujourd’hui : Schumpeter, de l’or, et des scénarios pour 2012
– Autre révolution schumpetérienne possible : les énergies vertes. C’est un domaine que surveille de près Florent Detroy dans son service Matières à Profits mais aussi dans l’Edito Matières Premières & Devises. N’attendez pas pour vous inscrire gratuitement à cette newsletter spécialisée dans les matières premières.

– 2012, année de la grande correction de l’or ? C’est du moins l’hypothèse de Bill Bonner dans La Chronique Agora. Un article à lire ici…

– Et enfin, dans le Billet du Trader, Sébastien Duhamel vous donne ses scénarios pour le S&P 500 en 2012 ainsi que les niveaux clés à surveiller. Un article que vous pourrez lire sur le site du Billet du Trader

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