Accueil Innovation et vie quotidienne 2012, l'année où vous allez prendre le pouvoir

2012, l'année où vous allez prendre le pouvoir

par Cécile Chevré

Cette année, nous cédons (encore une fois) à la pression de la bonne résolution. Vous pouvez arrêter de fumer, vous mettre au sport, au macramé ou à la danse du ventre… Bon, à vrai dire, ce genre de résolutions ne concerne pas vraiment notre propos.

Par contre, si vous vous sentez d’attaque pour prendre de bonnes résolutions financières, nous pouvons faire affaire…

Soyons honnête, le seul véritable avantage des bonnes résolutions – qu’on les suive ou pas – est qu’elles nous permettent de faire le point sur ce qui va ou ne va pas. De nous faire sentir moins coupable. Vous culpabilisez vaguement en faisant le bilan du nombre de paquets de cigarettes que vous fumez en une semaine ? Ou du nombre de bouteilles de bordeaux que vous éclusez ? Ou encore des milliers d’euros qui se sont évaporés en fumée à cause de placements peu judicieux ? Du choc que vous avez en découvrant votre feuille d’impôts ?

Alors oui, effectivement, il est temps de passer aux bonnes résolutions…

Et si 2012 était l’année où vous preniez le pouvoir ? Le pouvoir sur votre niveau de vie, votre portefeuille, vos investissements ?

Investisseur échaudé… craint les marchés actions
Je vois certain d’entre vous qui ne se sentent pas vraiment concernés. Je sais que nombre d’entre vous n’êtes pas de grands fanatiques des marchés actions. Au mieux vous avez un PEA que vous laissez vivoter tranquillement. Une assurance-vie qui doit vous rapporter quelques pourcents à un moment ou un autre.

Il y a aussi ceux parmi vous qui étaient des investisseurs mais qui ont été découragés par la Crise I et la Crise II. Les investisseurs particuliers sont souvent ceux qui trinquent le plus en cas de krach boursier : entrés trop tard dans la tendance haussière, ils sont souvent les derniers à quitter le navire en cas de naufrage. Bref, les investisseurs particuliers ont tendance à déserter les marchés. “Rien qu’en France, ce sont plus de 2 millions d’actionnaires qui ont quitté la Bourse en un peu plus de deux ans“, nous apprenaient hier Les Echos.

Le problème, c’est que même si vous n’êtes pas investi en Bourse, la crise ne vous a pas oublié. 2011 fut l’année de la contagion de la Crise II, celle de la dette souveraine. 2012 pourrait être l’année qui nous fera payer les pots cassés.

L’investisseur, victime de la crise
Je vous en parlais en décembre dernier dans la Quotidienne, la probable dégradation de la note souveraine française aura des conséquences sur votre épargne, et en premier lieu sur votre assurance-vie.

L’immobilier est touché lui aussi. “Immobilier : atterrissage en douceur ou fin d’une “bulle” ?”, titre Le Figaro. Les prix de l’immobilier ancien devraient baisser cette année, de 5% à 10% selon les estimations. Quant aux taux d’intérêt des crédits immobiliers, ils suivront la courbe inverse puisqu’ils devraient s’afficher en hausse.

Est-ce à dire que l’immobilier est devenu un mauvais placement ? Pas forcément, surtout si, comme le rappelle régulièrement Simone Wapler, vous avez l’intention de vivre dans le bien dont vous envisagez de faire l’acquisition. Par contre, les rendements du locatif risquent de souffrir.

En parlant des malheurs qui nous attendent cette année, comment ne pas évoquer le retour de l’inflation ? C’est une de sources de danger pour 2012 identifiées par Simone dans sa Stratégie : “Le pétrole est le point de départ de toutes les autres matières. 2011 fut une année record des prix moyens du pétrole tant pour le WTI américain que pour le Brent européen“.

Dans son dossier de janvier 2012, 60 millions de consommateurs se penche sur 10 ans d’euro. Entre 2001 et 2011, le fioul domestique a augmenté de 129%, le gazole de 71% et le super 95 de 44%“.

L’inflation officielle est restée contenue par différents artifices (poids des produits fabriqués à l’étranger pour moins cher essentiellement), mais ce processus a ses limites. La récente baisse de l’euro combinée au pétrole cher va bientôt peser“.

Bon, et puis, évidemment, les différentes impositions – directes ou indirectes – vont augmenter. La TVA l’a déjà fait. Et la TVA sociale est revenue sur le tapis depuis quelques jours. Cher lecteur, sachez-le, vous allez payer la crise !

Prenons le pouvoir !
Une fois ce constat fait, vous avez deux choix : soit laisser couler, soit agir ! Rassurez-vous, je ne vous recommande pas de prendre les armes et descendre dans la rue pour pendre sans distinction banquiers, hommes politiques et fonctionnaires de Bercy. Evidemment, non…

Mais depuis plusieurs mois déjà, aux Publications Agora, nous avons fait le constat, qu’au final, c’est le particulier, comme vous et moi, qui va payer l’addition de la crise et qui va subir de plein fouet ses conséquences.

D’où notre volonté de vous proposer des conseils d’investissements loin des sentiers bourbeux de la Bourse. Mais aussi des recommandations plus patrimoniales, sur l’immobilier, la fiscalité, etc. Ces conseils, vous pourrez les retrouver dans la Stratégie de Simone Wapler. Et pour vous donner tous les éléments pour prendre le pouvoir sur vos investissements, Simone vous enverra un mail de Stratégie quotidien : elle y analyse l’actualité du jour et vous dira comment adapter votre portefeuille aux grandes tendances. Pour en savoir plus, c’est ici…

L’arbre, l’ami de l’investisseur ?
Parmi ces investissements hors des ornières boursières, un a particulièrement retenu mon attention : l’investissement dans la forêt. Les cours du bois et le prix du m2 de forêt se sont effondrés après la tempête de 2008. Mais depuis, la tendance semble s’être inversée. La demande en bois augmente : construction, chauffage, pâte à papier, etc. En outre, le foncier forestier est complètement décorellé des marchés boursiers traditionnels.

Atout supplémentaire : la France est riche en forêts… Figurez-vous que la part de notre territoire recouvert d’arbres ne cesse d’augmenter. La demande est là, et l’offre aussi. Bref, la forêt est un des ces investissements long terme qui vous permettront de diversifier votre portefeuille – ce qui est obligatoire pour qui veut survivre à la crise.

Je vous en reparlerai plus longuement très bientôt, car nous sommes en train de préparer un rapport spécial sur l’investissement forestier. Vous y découvrirez qu’investir sur la forêt peut être moins compliqué et plus rentable qu’il n’y paraît.

En attendant, n’oubliez pas que la clé pour ne pas laisser votre portefeuille dépérir et votre pouvoir d’achat se réduire comme une peau de chagrin, c’est la diversification !

 

Pour aller plus loin aujourd’hui : un autre secteur à surveiller en 2012
– Dans l’Edito Matières Premières & Devises de ce soir, Florent Detroy s’intéresse à un secteur qui, après avoir déclenché l’enthousiasme des pouvoirs publics et des investisseurs, a subi une volée de bois vert en 2011 : les énergies renouvelables.

Et pourtant, la tendance est fondamentalement porteuse. Les émergents ont besoin d’énergie et les énergies “traditionnelles”, chères, rares et/ou polluantes ne sont plus l’alpha et l’oméga de cette quête énergétique. Bref, les énergies renouvelables devraient faire retour en force sur la scène financière. Dans l’Edito de ce soir, Florent vous donnera les clés pour investir sur le solaire. A ne manquer donc en vous inscrivant dès maintenant, et gratuitement, à l’Edito Matières Premières & Devises.

– Après des vacances bien méritées, Philippe Béchade revient… et il est en grande forme ! Dans La Chronique Agora, il s’intéresse à ce qui nous intéresse tous en ce moment : la Chine. Un article à lire ici…

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