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2021 : 3 secteurs à haut potentiel pour investir cette année

par Etienne Henri
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[2021 démarre à l’image de 2020, bourrée d’incertitudes – sanitaire comme économique. Certains secteurs ont cependant bien tenu. C’est le cas des techs. Et c’est le moins que l’on puisse dire, elles qui ont signé une remarquable année 2020. Alors pourquoi attendre que la crise se tasse pour revenir en Bourse ? Les opportunités sont déjà là. Voici 3 secteurs à fort potentiel pour investir en 2021…]

Chaque année, pour moi, c’est pareil. Qu’il s’agisse de mes amis ou de ma famille, cette question revient toujours sur le tapis – ce qui n’est pas pour me déplaire.

Cette question, c’est celle-ci : “Sur quels secteurs est-il intéressant d’investir cette année ?”

Et j’y réponds chaque fois avec un certain plaisir.

Aujourd’hui donc, vous l’aurez compris, je vais vous présenter mes secteurs préférés pour entamer avec confiance cette année boursière qui s’annonce riche en surprises. C’est mon top 3. Allons-y !

La transition énergétique : une tendance lourde

Pour commencer, si je devais ne retenir qu’un secteur, je choisirais celui de la transition énergétique.  

Alors, oui, pandémie oblige, on n’entend pas beaucoup parler du sujet dans les médias actuellement. Mais, il n’empêche, c’est à mon sens, une tendance lourde et inévitable. Soyons clairs : c’est LA mégatendance de ces prochaines années.

Faisons donc le point.

C’est LA mégatendance de ces prochaines années

C’est un fait, la récession économique a entraîné une baisse de la consommation d’énergie un peu partout sur la planète. Avec des usines au ralenti, voire parfois à l’arrêt, la production s’est contractée, la consommation aussi et le transport de marchandises s’est réduit comme peau de chagrin…

Ainsi, au printemps et en été, nous sommes entrés dans une phase de surabondance énergétique, laquelle a poussé à la baisse le prix de presque toutes les sources d’énergie. C’est à cette occasion que le prix du baril de pétrole s’est offert une furtive incursion en territoire négatif.

Depuis, la réalité a repris ses droits : la demande mondiale d’énergie repart déjà à la hausse.

En outre, les problèmes structurels liés à l’épuisement des ressources fossiles, et à la question des pollutions engendrées, n’ont pas disparu avec le COVID-19. Au contraire, ils ont été aggravés par un an de retard en matière d’investissements et de politiques publiques.

Ainsi, nous pouvons nous attendre à un fort effet de rattrapage dans les mois qui viennent. Lorsque les énergéticiens seront contraints d’augmenter de nouveau leur offre pour répondre à la demande. Le secteur des énergies nouvelles, seul à même d’apporter des solutions durables dans un contexte de raréfaction continue des ressources fossiles, sera le premier à en profiter.

Selon l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), la production d’électricité d’origine renouvelable a battu un nouveau record en 2020, avec 124 000 GWh injectés dans le réseau – soit 27,3 % de la consommation électrique totale française. Sur la même période, ce ne sont pas moins de 2 800 MW de puissance électrique renouvelable qui ont été raccordés au réseau.

Production, stockage et distribution d’énergies renouvelables apportent chacun leur lot de contraintes. Pour les fatalistes, c’est l’épée de Damoclès qui les condamne à rester marginaux. Pour les pragmatiques, c’est l’occasion d’investir dans les entreprises qui apportent des solutions à ces problèmes, et de réaliser des gains colossaux sur cette mégatendance.

La santé, oui mais pas n’importe laquelle 

En 2020, les biotechs et autres medtechs, se sont particulièrement illustrées en Bourse.

Peu d’investisseurs ont fait le tri entre les valeurs cycliques, dont la hausse d’activité était due à la phase aigüe de la pandémie, et celles dont les affaires ont vocation à croître de façon pérenne.

Le paysage boursier a été encore plus difficile à décrypter avec l’arrivée massive d’investisseurs particuliers sur ce segment, ce qui a propulsé quelques small caps vers des cours qui défient l’entendement.

Le vaccin anti-COVID ne changera pas le destin de Pfizer

Cependant, quand on regarde du côté des big caps, on le voit très bien, les grosses mains, elles, ont su garder la tête froide. Pfizer (NYSE : PFE) par exemple – dont le vaccin est aujourd’hui le sésame du monde occidental vers un retour à la normal –, n’a pas bénéficié des largesses des investisseurs. L’action a même terminé l’année 2020 en baisse de -6 % par rapport au 1er janvier. Avec une capitalisation de 210 Mds$, le paquebot boursier est trop gros pour être porté par l’optimisme naïf des investisseurs particuliers, et le message de M. le Marché est clair : le vaccin anti-COVID ne changera pas le destin de Pfizer sur le long terme. Je suis d’accord avec cette analyse.

Néanmoins, nous avons assisté l’année dernière à une révolution dont l’ampleur est encore peu comprise. Le succès mondial des vaccins à ARN messager valide empiriquement cette plateforme. Et, après être restée des années durant dans les cartons des laboratoires, elle va enfin pouvoir connaître son heure de gloire.

Le SARS-CoV-2 mute de plus en plus ? Seuls les vaccins à ARN peuvent être mis à jour en quelques semaines. L’oncologie a besoin de thérapies plus personnalisées pour traiter les cancers chimio-résistants ? L’ARN messager est, ici aussi, un vecteur de choix.

Le succès des vaccins élaborés par Moderna (NASDAQ : MRNA) et BioNTech (NASDAQ : BNTX) ouvre un boulevard aux entreprises qui disposent de brevets afférents. Imaginez un instant avoir pu investir dans les antibiotiques lors de la découverte de la pénicilline : c’est exactement la situation dans laquelle nous sommes avec l’ARN messager…

Le retour du véhicule électrique

Pour finir, je ne peux pas ignorer le potentiel de VE. Certes, le secteur a été malmené par le marasme économique de 2018/2019. Certes, Tesla (NASDAQ : TSLA) lui a apporté ses lettres de noblesse mais l’entreprise a aussi contribué à le brider, l’enfermant dans un carcan d’exclusivité. Certes, il a été ballotté par des stratégies de subventions changeantes de la part de gouvernements-girouettes…

Mais ce temps semble révolu. Et voici donc le secteur prêt à en découdre avec 2021… Année qui devrait donc, selon moi, signer le grand retour du véhicule électrique sur le sur le devant de la scène.

Aucune nouvelle prime et autres déclarations de bonne intention pour motiver ma thèse. Les chiffres sont là. Ils sont concrets : l’année dernière, au plus fort d’une crise économique sans précédent, Renault a plus que doublé ses ventes de véhicules propres. Malgré un volume d’affaires en baisse de -21,3 %, ce sont plus de 1 million d’unités qui ont été vendues. Ce segment représente désormais 10 % des ventes du constructeur contre seulement 3,9 % en 2019, soit un quasi triplement de son importance en à peine un an.

Le potentiel est d’autant plus grand que le marché automobile s’est totalement effondré en 2020. Selon le CCFA (Comité des constructeurs français d’automobiles), les immatriculations de véhicules particuliers neufs se sont contractées de -26,9 % en 2020 par rapport à 2019. Or, le parc automobile vieillit – coronavirus ou pas.

Si les acheteurs peuvent retarder un temps le remplacement de leurs véhicules, l’usure et les pannes ne disparaissent pas pour autant. L’automobile est un marché éminemment cyclique où les phases de rebond suivent les phases de contraction, et tout porte à croire que la prochaine hausse sera portée par la mobilité propre.

L’automobile est un marché éminemment cyclique

Le potentiel du secteur n’est d’ailleurs pas uniquement hexagonal. L’an dernier, les véhicules électriques ont représenté 54 % des ventes totales de voitures particulières neuves en Norvège, et le pays s’est fixé l’objectif de 100 % de vente de voitures sans émissions à partir de 2025. Constructeurs et équipementiers seront les premiers à bénéficier de cette tendance – et vous n’avez pas besoin d’acheter à prix d’or des titres Tesla pour en profiter. La France regorge de spécialistes dans ce secteur…

Comme l’a dit Jonas hier – que le marché soit trop haut, ou trop incertain – en Bourse, “dégager des liquidités n’est pas forcément la meilleure option”. De mon point de vue, en vous positionnant aujourd’hui, vous vous démarquerez de la foule des investisseurs qui attendent que le marché soit plus lisible avant de reprendre le chemin de la Bourse.

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