Accueil InvestirTendances Macro 25% de hausse potentielle sur la Bovespa. Gain de change en sus !

25% de hausse potentielle sur la Bovespa. Gain de change en sus !

par sylvainmathon

La Bovespas : deuxième bourse mondiale en terme de capitalisation
L’indice Bovespa est le baromètre de la Bourse de São Paulo, laquelle ne cesse d’enregistrer des records depuis septembre.
Si les volumes d’échange quotidiens (autour de 7 milliards de dollars) sont encore loin de rivaliser avec les grandes places-fortes de la planète (autour de 40 milliards de dollars pour le NYSE), la société BFMBOVESPA est devenue la deuxième Bourse au monde en termes de capitalisation, avec près de 18 milliards de dollars, juste derrière la Bourse de Hong Kong.

10 compagnies pèsent plus de 45% de l’indice
Son indice-phare comprend plus d’une soixantaine de valeurs brésiliennes, choisies parmi les plus actives. Sa formule de pondération prend en compte la liquidité et la capitalisation flottante. Je m’intéresse ici aux poids lourds du panier : 10 compagnies qui pèsent à elles seules plus de 45% de l’indice.
Comme vous allez le constater, notre secteur de prédilection n’y manque pas.

Les matières premières, au coeur de la Bovespa
– En tête, nous trouvons le géant minier VALE (11.5%), N°2 mondial du secteur, que je vous ai présenté dans MAP n°43.
– Vient ensuite le champion pétrolier national PETROBRAS (9%), présenté dans MAP n°41. PETROBRAS reste le N°1 du marché pour la capitalisation.

Ces deux leaders des matières premières (commos) pèsent ensemble pas moins du quart de l’indice !

Viennent ensuite :
– La société BMFBOVESPA elle-même (4.1%) ;
– Le grand groupe bancaire ITAU UNIBANCO (3.8%) ;
– Un prospecteur pétrolier, le groupe OGX PETROLEO (3.8%), N°1 brésilien et spécialiste des gisements pré-salés ;
– La deuxième banque privée du pays, BRADESCO (3%) ;
– Le géant de l’immobilier PDG REALTY (2.8%), N°2 national derrière Cyrela ;
– Et à nouveau le secteur minier avec VALE (2.8%), à travers son titre VALE3.
Voilà pour les poids lourds…

Mais le défilé continue :
– Avec des aciéristes et des minières (Gerdau, Usiminas, CSN, MMX),
– Des sociétés d’énergie et utilities à la pelle (Cemig, Eletrobras, EletroPaulo, Copel, CPFL, CESP, SABESP),
– Des fabricants de biocarburant (Ecodiesel, Cosan), de bois et papiers (Fibria, Klaber)
… et j’en passe…

50% de l’indice : directement exposé aux matières premières
J’ai fait le calcul :
Pour 50% de sa pondération, et presque une moitié de sa soixantaine de valeurs, le Bovespa est directement exposé à l’énergie ou aux matières premières.

C’est pourquoi je considère qu’investir dans le Bovespa, c’est investir dans le secteur des commos — et en même temps, tabler sur le formidable dynamisme des emergings.

Reste à trouver un bon point d’entrée. Et c’est ce que nous allons faire…

Que nous dit l’analyse technique ? Achetez !

Regardons d’un peu plus près l’évolution récente de l’indice brésilien.

Bovespa
Cliquer pour aggrandir l’image.
www.visualchart.com Cours de l’indice Bovespa depuis 2008

L’ascension du Bovespa s’appuie clairement sur une droite de support joignant les derniers points bas, actuellement autour de 65 000pts. J’ai numéroté sur le graphique quatre "temps" qui marquent, selon la théorie d’Elliott, le début d’une très classique séquence d’impulsion en cinq vagues, bien formée et très visible ici : vous remarquerez notamment la vague 3, dite "d’accélération", la plus puissante de la séquence selon la théorie.
Le franchissement récent de la zone des 71 000pts marque la fin de la phase de consolidation (quatrième vague), en cours depuis janvier et le début de la vague 5, qui devrait clôturer toute la séquence sur un nouveau plus haut, avec un premier objectif à 85 000pts. Soit un objectif de gain de 25% par rapport au cours actuel.
Du côté des indicateurs mathématiques, après un repli sur la zone de neutralité, le MACD redécolle, confirmant l’idée d’une nouvelle séquence haussière.

Mon conseil ?
Je vous recommande de mettre ce conseil dans votre portefeuille. Les produits répliquant le marché brésilien ne manquent pas : nous avons l’embarras du choix !
Cerise sur le gâteau, la tendance du real joue plutôt en notre faveur contre l’euro. Inutile donc de prendre un certificat "quanto" qui neutralise le risque de change. Peut être même quelques gains de change viendront-ils s’ajouter à notre performance.
(NDLR : Vous voulez vous aussi suivre les conseils de Sylvain Mathon et profiter des opportunités liées à l’investissement dans les matières premières ? cliquez ici.)

Extrait de la lettre Matières à Profits, parution originale le 20 octobre 2010.

 

 

Articles similaires