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L’autonomie au milieu du gué

par Ray Blanco
automatisation transports

Nous vivons une époque “transformationnelle”. Et ce sont les nouvelles technologies, évidemment, qui ouvrent la voie.

Aujourd’hui, je vais vous montrer comment bénéficier du déploiement de l’automatisation du secteur du transport de marchandises

Ce type de changement s’est produit à de nombreuses reprises par le passé, et différents noms ont été attribués à ces époques : l’Age du bronze, la Renaissance, la Révolution industrielle

Et, plus récemment, nous avons eu l’Ere de l’Information, où nous sommes passés des produits issus de la Révolution industrielle à des produits numériques, sous l’impulsion de l’informatisation puis de l’arrivée d’Internet.

En ce moment, de très nombreuses technologies sont sur le point d’être déployées et pourraient bouleverser le monde ! La plupart est liée au phénomène de monde hyperconnecté que nous voyons éclore : 5G, Internet des objets, etc.

Aujourd’hui, nous allons aborder une autre tendance et je vais vous montrer comment bénéficier de ce déploiement.

L’automatisation du secteur du transport de marchandises 

Récemment, Tesla (NASDAQ : TSLA) a annoncé et confirmé la production d’un semi-remorque autonome.

Et cette seule confirmation a suffisamment enthousiasmé les investisseurs pour que l’action s’envole vers de nouveaux niveaux, même si la production n’a même pas encore commencé.

En ce qui concerne le produit final, l’investisseur doit se contenter de spéculations pour l’instant.

Mais nous pouvons également spéculer sur les effets que les véhicules autonomes (VA) auront sur l’ensemble du secteur du transport de marchandises, et ce qui doit être fait pour que cela devienne la nouvelle norme.

Selon l’U.S. Census, on compte environ 3,5 millions de chauffeurs routiers aux Etats-Unis. Pour l’instant, leurs emplois ne sont pas menacés.

Les étapes permettant d’atteindre l’autonomie totale sont les suivantes :

  • Niveau 1 – assistance à la conduite : des fonctions telles que le régulateur de vitesse, l’alerte au franchissement de ligne, etc.
  • Niveau 2 – l’automatisation partielle : le freinage et l’accélération sont automatisés, et le conducteur est prêt à reprendre le contrôle à tout moment.
  • Niveau 3 – automatisation conditionnelle : le conducteur intervient seulement lors d’événements anormaux, tels qu’une faible visibilité sous des trombes d’eau, ou pour emprunter des rues étroites en zone urbaine.
  • Niveau 4 – automatisation élevée : le conducteur est présent dans le véhicule et n’intervient qu’en cas d’urgence.
  • Niveau 5 – automatisation totale : il n’y a pas de conducteur, le véhicule doit se comporter aussi bien, si ce n’est mieux, qu’un conducteur.

Actuellement, Tesla est censé produire des prototypes qui correspondraient au Niveau 2.

Pour parvenir au Niveau 3, plusieurs obstacles doivent être franchis tant sur le plan technologique que sociétal.

D’abord, la technologie n’est pas encore au point.

Actuellement, on prévoit qu’il faudra que la 5G soit déployée sur tout le territoire pour faire “décoller” les véhicules autonomes.

Mais en ce moment, il y a un paradoxe qui bloque tout le monde au milieu du gué : les fournisseurs de 5G ne veulent pas “flamber” de l’argent sur un réseau 5G couvrant tout le pays car c’est très cher, et la demande n’est tout simplement pas encore là. Quant aux constructeurs automobiles, ils ne veulent pas développer un véhicule autonome qui s’appuie sur la technologie 5G tant qu’elle n’est pas déployée.

De même, la technologie des batteries en est à un stade où un camion devrait s’arrêter plus souvent qu’avec un moteur diesel.

Mais selon les rumeurs, Tesla devrait dévoiler une batterie d’un million six cent mille kilomètres capable de résoudre tous ces problèmes. Attendons de voir ce que cela peut bien être. [Une entreprise chinoise, CATL, vient de révéler une batterie capable de tenir deux millions de kilomètres.]

Et les autres facteurs sont purement humains.

Posez-vous la question suivante : “Est-ce que je voudrais qu’un robot conduise alors que mon enfant est à bord ?”

Selon un récent sondage réalisé par Partners for Automated Vehicle Education (PAVE), près de 75 % des Américains pensent que les véhicules autonomes ne “sont pas encore prêts à être lancés”.

De plus, 48 % des Américains déclarent qu’ils “ne monteront jamais dans un taxi ou un VTC à conduite autonome”. Et 20 % pensent que les VA ne seront jamais sûrs.

Ce sont des chiffres effrayants, mais je pense que l’attitude changera à mesure que les gens s’habitueront à la technologie des VA.

Par exemple, selon le même sondage, une majorité écrasante d’Américains est en faveur des technologies d’aide à la conduite.

Et leur réaction a été très positive, face au principe d’un “véhicule muni de systèmes de sécurité qui assistent le conducteur, mais où le conducteur conserve la totale maîtrise”, par opposition à une “voiture à conduite autonome”, “un véhicule autonome” ou une “voiture sans conducteur”.

Que va-t-il se passer à partir de là ? 

L’automatisation du secteur du transport de marchandises ne s’arrête pas aux camions.

Beaucoup d’autres formes de transport peuvent bénéficier du déploiement de la conduite autonome.

Des locomotives autonomes ont déjà été testées avec succès dans le désert du Colorado. Et même s’il y a encore un long chemin à parcourir avant une automatisation complète de ce secteur, la technologie anti-collision pourrait être utilisée pour prévenir des accidents mortels.

Il y a encore beaucoup à faire, tant sur le plan technologique que sociétal…

Mais lorsque nous y seront enfin parvenus et que tout s’alignera correctement, ces tendances génèreront énormément de richesses.

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