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L’avenir de la greffe d’organes passe par l’impression 3D

par Ray Blanco
Avenir greffe bio-impression 3D

Imaginez un futur (pas si lointain) dans lequel, face à un besoin de transplantation imminent, vous n’aurez plus recours à l’organe d’une autre personne pour remplacer le vôtre, défaillant. Il suffira de le faire « pousser », en laboratoire, grâce à vos propres cellules. Si nous n’en sommes pas encore là, les techniques de bio-impression 3D progressent…

Cela commence avec une toux chronique, puis cela évolue en gêne respiratoire (dyspnée). Votre médecin vous adresse à un spécialiste. On diagnostique une pneumopathie chronique. Le traitement prescrit vous aide, mais, avec le temps, la situation s’aggrave. Un jour, vous devez recourir à l’oxygénothérapie, mais le volume d’air que vos poumons peuvent traiter peut baisser à un niveau ne vous permettant pas de vivre.

Les techniques de bio-impression 3D progressent…

Il vous faut de nouveaux poumons ! C’est urgent.

Heureusement pour vous, nous ne sommes pas en 2022. Vous avez été diagnostiqué en 2023, et la FDA vient juste d’autoriser une nouvelle thérapie permettant de traiter les personnes atteintes de pneumopathie en phase terminale.

Votre famille vous conduit au centre médical où votre thorax est scanné avec soin afin de modéliser vos poumons en 3D. Et, tant qu’on y est, on vous fait aussi une prise de sang que l’on envoie au laboratoire. Là-bas, on prélève certaines de vos cellules, « édite » certains de leurs gènes, et on les transforme en cellules souches capables de se transformer en n’importe quelle cellule de votre organisme.

Ensuite, elles se multiplient…

Un avant-goût du futur de la transplantation

Dans un autre laboratoire, on télécharge les scanners de vos poumons malades qui viennent d’être réalisés. Une imprimante 3D d’une incroyable précision génère méticuleusement des milliers de milliards de pixels 3D, appelés « voxels ». Elle planche sur l’élaboration d’une structure artificielle intégrant des kilomètres de vaisseaux pulmonaires, jusqu’aux plus minuscules capillaires, et des centaines de millions d’alvéoles, ces petites cavités où se déroulent les échanges gazeux avec le sang.

Une fois imprimé, cet artefact incroyablement complexe est placé dans un bioréacteur.

Vos nouvelles cellules souches fraichement imprimées sont introduites dans cet appareil où elles continuent à proliférer. Dans le même temps, elles se lient à l’échafaudage imprimé en 3D. Pendant cette phase, on leur attribue différents facteurs de croissance afin de les aider à se différencier en d’autres types de cellules constituant les tissus de poumons humains.

La bio-impression a de nombreux avantages

Lorsque les cellules sont injectées dans le bioréacteur, il agit comme un utérus artificiel permettant à vos poumons de se développer.

Durant tout ce processus, vous attendez chez vous en recevant les soins habituels. Au bout de quelque temps, on vous contacte : vos poumons sont prêts !

On vous admet en chirurgie, et un ADAV [NDLR : avion à décollage et atterrissage verticaux] électrique transporte en urgence vos poumons bio-imprimés en 3D vers votre centre médical. L’acte chirurgical est accompli et, lorsque vous êtes suffisamment remis, vous rentrez chez vous…

Vos médecins déclarent que vous vous êtes très bien rétabli et que vous pourrez raisonnablement vivre de nombreuses années, encore. Vous êtes transplanté. Mieux encore, les risques de rejet sont minimes. Vous êtes guéri.

Des pièces détachées d’avion à la transplantation d’organes

Revenons maintenant à la réalité. A notre présent. En 2022. Vous vous en doutez, nous n’en sommes pas encore là. Malheureusement, nous ne pouvons pas encore produire d’organes permettant de satisfaire le cruel besoin de transplantations.

Mais ce sera bientôt le cas. Les techniques de bio-impression progressent…

En effet, la recherche – et particulièrement les bio-ingénieurs – travaille d’arrache-pied pour faire le plus rapidement possible de ce conte quelque peu futuriste une réalité bien concrète.

Demain, l’impression 3D révolutionnera la transplantation d’organes

Il faut dire que la bio-impression a de nombreux avantages. Le premier étant d’éliminer le risque d’un rejet de la greffe, et avec lui les traitements ultra-lourds bourrés d’anti-rejets et autres immunosuppresseurs.

L’impression 3D – également connue sous le terme de « fabrication additive » – est en passe de changer cela. Elle a déjà révolutionné la façon dont nous produisons des choses, et elle est devenue un processus clé de tout ce qui va des pièces détachées d’avion aux composants des moteurs de fusée. Demain, avec la bio-impression, elle révolutionnera la transplantation d’organes…

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