Accueil Investir Ce que l’inflation nous vole… la tech nous le rendra

Ce que l’inflation nous vole… la tech nous le rendra

par Ray Blanco
inflation déflation covid-19

[Depuis le début de la crise du COVID-19, le spectre de l’inflation plane comme une épée de Damoclès sur nos économies. Aux Etats-Unis, les prix à la consommation ont augmenté de 4,2 %. Une situation inédite depuis 2008 ! Pourtant, cette hausse des prix ne devrait pas s’installer outre mesure. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’inflation possède un ennemi ultime qui, en ce moment-même, est particulièrement virulent : la technologie…]

Je viens tout juste de jeter notre vieux barbecue à gaz. Ce merveilleux barbecue nous a permis, à ma famille et à moi, de faire d’innombrables repas au bord de la piscine : des hamburgers, des saucisses, des hot-dogs, des travers de porc délicieux… des poissons tout juste pêchés enveloppés dans de l’aluminium avec des oignons et des poivrons rouges, des steaks qui donnent l’eau à la bouche… Ce barbecue a tout fait, mais il est devenu trop usé pour que l’on s’en serve cet été.

A cause du COVID-19, on constate les plus fortes hausses de prix jamais enregistrées depuis des années

Mon père me l’a offert il y a dix ans environ au moment où il a déménagé dans une maison plus petite. De mémoire, il l’avait acheté en 2001 pour un peu moins de 300 $… Pour le remplacer, j’ai acheté un barbecue neuf de qualité semblable et cela m’a coûté environ 1 000 $ ! Oui, vous avez bien lu.

Si, j’avais placé 300 $ sous un matelas il y a vingt ans dans la perspective de remplacer un jour mon vieux barbecue, je n’aurais jamais pu acheter un appareil de qualité et fonctionnalités équivalentes aujourd’hui. Jamais. Cet argent m’aurait permis d’avoir un tiers de tout cela, seulement.

Eh, oui, cher lecteur, de nos jours, un voleur invisible s’emploie à dévaluer notre argent. Il nous fait les poches et nous vole le fruit de notre labeur. Il s’appelle “inflation”…

Le spectre de l’inflation plane sur notre économie

Inflation, inflation, inflation… tout le monde n’a que ce mot à la bouche dernièrement. Il faut dire que les prix ne font que grimper en ce moment. En avril, l’indice des prix à la consommation a flambé de 4,2 % par rapport à l’année dernière. Les prix ont nettement augmenté pour toutes sortes de choses, et la hausse a été particulièrement importante sur certains produits.

A cause du COVID-19, on constate les plus fortes hausses de prix jamais enregistrées depuis des années. Au printemps, les Américains sont sortis du confinement avec de l’argent plein les poches, grâce à tout ce qu’ils avaient économisé pendant un an en restant chez eux. Mais, en plus, ils étaient également prêts à dépenser les 1 900 Mds$ supplémentaires provenant du plan de “stimulus” qu’ils ont commencé à percevoir en mars.

Le spectre de l’inflation a fait dégringoler les cours de certaines sociétés innovantes

Au moment où cette flambée de la demande a commencé à se produire, les chaînes d’approvisionnement étaient encore très perturbées par les conséquences de la pandémie, ce qui a provoqué d’abondantes pénuries. C’est le cas des semi-conducteurs dont nous avons beaucoup parlé dans ces colonnes.

Nous sommes confrontés au pire concours de circonstances possible : une demande refoulée (et des niveaux de stimulus inédits) qui ne demande qu’à être satisfaite face à une offre réduite. Résultat ? Les prix augmentent et ce, pour bon nombre de produits. [Apparemment, cela fait également grimper le prix des barbecues à gaz… car c’est une activité simple et populaire pour se retrouver en famille ou entre amis après des mois de confinement…] Mais, bien sûr, ce n’est pas tout.

Le spectre de l’inflation a fait dégringoler les cours de sociétés, certes innovantes, mais pas encore rentables. Les investisseurs observent l’inflation et les futurs flux de trésorerie de ces entreprises, et en décotent davantage les titres qu’auparavant. L’ETF ARK Innovation de Cathie Woods, par exemple – dont le portefeuille regorge d’entreprises de ce type –, a chuté de près de 40 % entre les mois de février et de mai sur ces inquiétudes.

Pour autant, je prédis que cette inflation ne durera pas… Elle ne le peut pas.

La tech, rempart ultime contre l’inflation

En fait, sur le long terme, je pense que c’est plutôt de la lutte contre la déflation que nous entendrons parler. Pourquoi ? Parce que ce voleur invisible qu’est l’inflation possède un grand ennemi qui se manifeste énormément en ce moment même : la technologie.

La technologie combat l’inflation en permanence et de toutes parts car elle s’acharne à améliorer ce dont nous avons besoin pour vivre et en fait baisser le prix. Les nouvelles technologies nous aident à accroître la productivité, en permettant de faire plus de choses en fournissant moins d’efforts. Elles créent également de nouveaux produits qui règlent des problèmes auparavant insolubles.

Le sol ne contient qu’une quantité limitée de pétrole, de cuivre ou de n’importe quelle autre matière première. Ces choses sont limitées. En revanche, la technologie est une ressource illimitée. Ce qui l’attise et la fait aller de l’avant n’existe que dans nos têtes, et c’est inépuisable. La technologie, c’est l’imagination et l’ingéniosité humaines appliquées aux problèmes du monde réel.

En faisant baisser les prix et en améliorant la qualité, la technologie grignote les efforts que déploie le voleur invisible pour nous appauvrir. Elle le ralentit et, dans certains cas, le fait même reculer. Dans un monde idéal – sans manipulations cafouilleuses des banques centrales et gouvernements qui se nourrissent de la dette –, nous pourrions tous profiter des fruits de notre inventivité, nos économies nous permettant d’acheter plus, au fil du temps, que moins.

Alors que les répercussions du COVID-19 et des dépenses publiques extravagantes déclenchaient une vague de hausse des prix sur le court terme, elles ont également créé les conditions favorables à une déflation à long terme.

Le télétravail fait partie de ces conditions. On bénéficie depuis longtemps de prix bas suscités par des choses telles que les puces informatiques, l’accès à un Internet haut débit et d’autres technologies… Le COVID-19 a modifié notre culture du travail et exploité les technologies existantes plus que jamais auparavant.

En faisant baisser les prix, la technologie grignote les efforts que déploie l’inflation pour nous appauvrir

La crise du COVID-19 a déclenché une accélération des technologies du travail et du gain de temps. Des sociétés telles que Teladoc Health ont énormément prospéré alors que des millions de gens recouraient à la télémédecine pour la première fois. D’autres, comme Slack et Zoom, ont vu leurs activités exploser pour des raisons semblables.

Il s’avère finalement que nous n’avons plus vraiment besoin de conserver des bureaux coûteux pour que les gens viennent travailler. Le gouvernement Biden envisage même de rendre le télétravail permanent pour beaucoup d’employés fédéraux. Cela stimule énormément la productivité dans la mesure où cela évite de dépenser des centaines – voire des milliers – de dollars en espace de bureau par employé, ce qui réduit les coûts de main-d’œuvre de manière effective. Et lorsque les gens télétravaillent, ils prennent moins leur voiture, ce qui signifie moins de dépenses de carburant pour leurs voitures, autre “caractéristique” déflationniste provoquée par le phénomène du télétravail.

Mais, au sein d’une économie fondée sur l’endettement en monnaie fiduciaire, le voleur invisible qu’est l’inflation ne se contente pas de disparaître quel que soit notre degré d’innovation. La seule façon d’avoir une longueur d’avance sur ce voleur, c’est de courir plus vite que lui. Et on le fait en investissant dans les entreprises qui mettent sur le marché de nouvelles technologies innovantes et “disruptives”… Dans cette perspective, qui plus est si vous êtes investisseur particulier, je me tiens pleinement à vos côtés.

Soyez le premier informé des dernières Opportunités Technos directement dans votre boîte mail

Articles similaires

Laissez un commentaire