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COVID-19: et si un vaccin était disponible cet automne ?

par Ray Blanco
vaccin covid19

Se pourrait-il qu’un vaccin contre le COVID-19 arrive d’ici le mois d’octobre ?

Les experts disent qu’un vaccin devrait prendre dix-huit mois… si tout fonctionne parfaitement.

Mais les événements pourraient leur donner tort : un groupe de “soldats” travaille à la vitesse de la lumière pour nous apporter un vaccin le plus vite possible.

Et jusqu’à présent, ce petit groupe gagne.

Les données provenant de multiples développeurs de vaccins s’accumulent et elles sont réellement bonnes.

Vaccin contre le COVID-19 : plusieurs résultats positifs de Phase I

Le dernier rapport émane d’AstraZeneca (NYSE : AZN) et de l’Université d’Oxford, son partenaire. Lors d’essais de Phase I, les patients ayant reçu le vaccin ont manifesté une réponse immunitaire, notamment la production d’anticorps neutralisants : 99 % des patients ayant reçu une seule dose ont eu une réponse immunitaire un mois après l’injection, et 100 % des patients ayant reçu deux doses ont réagi de cette façon.

Cela intervient dans le sillage de nouvelles – le même jour – concernant le vaccin de Pfizer, lequel est produit en partenariat avec la biotech allemande, BioNTech (NASDAQ : BNTX). Ce vaccin a produit la formation d’anticorps. De plus, il a également démontré qu’il produisait une solide réponse lymphocytaire T.

En début de mois, Moderna (NASDAQ : MRNA) a publié des données plus complètes – provenant de l’évaluation de Phase I de son vaccin – dans The New England Journal of Medicine. Des données initiales, moins complètes, avaient été annoncées au mois de mai. Tous les patients ont formé des anticorps neutralisants. La vaccination a également déclenché une réponse lymphocytaire T.

A la fin du mois de juin, Inovio Pharmaceuticals (NASDAQ : INO) a également publié de premières données incomplètes issues de l’essai de Phase I de son vaccin : 99 % des participants ont manifesté une réponse immunologique six semaines après administration de la dose. La société devrait bientôt publier des données plus complètes dans une revue médicale revue par des pairs.

Le plus compliqué sera le passage des essais-pivots

Pour ces quatre sociétés, l’étape suivante consiste à tester leurs vaccins respectifs dans le cadre d’essais-pivots de phase avancée. Cela interviendra au cours des prochaines semaines. D’ici cet automne, nous pourrions constater des résultats positifs, et des autorisations de mise sur le marché pourraient être accordées par la FDA.

Voici comment la partie va changer, à mesure que ces programmes évolueront des phases initiales aux phases avancées.

Il ne suffira pas de démontrer la production de quelques protéines anticorps “spike”. Il en faut plus pour satisfaire la FDA et décrocher une autorisation réglementaire…

Il faudra démontrer l’efficacité également.

La FDA veut constater qu’un vaccin expérimental apporte au moins 50 % d’amélioration. Cela signifie qu’il doit soit prévenir les contaminations au COVID-19 chez 50 % ou plus de patients, soit diminuer la gravité de la maladie dans les mêmes proportions.

Le vaccin qui sera le plus simple à produire en masse aura un avantage

Il est possible qu’aucun de ces vaccins ne réussisse le test de l’efficacité, ou que certains ou bien tous le réussissent. La meilleure chose – pour nous et pour le monde – serait qu’ils le réussissent tous.

Je pense que lorsqu’un essai aura été réalisé et que les données seront entièrement disponibles, la FDA s’empressera de prendre une décision.

Normalement, la procédure d’examen de la FDA prend dix mois, selon qu’elle est prioritaire ou standard. Mais le vaccin contre le COVID-19 fait l’objet d’un traitement “super” prioritaire, et toutes les ressources de la FDA sont déployées. Nous devrions donc avoir une réponse de la FDA quelques semaines – voire quelques jours – après la soumission.

Un autre élément important est à surveiller : la tolérance et la possibilité de produire à grande échelle. Tous autres facteurs égaux par ailleurs, le vaccin qui sera le plus simple à produire en masse aura un avantage. Cette question d’échelle est importante.

La même chose est vraie pour le vaccin qui produira le moins d’effets secondaires tels que la fièvre ou les réactions sur le site d’injection. Il sera plus simple que les patients acceptent de se faire vacciner si le vaccin est extrêmement tolérable. Jusqu’à présent, nous constatons certaines différences, sur ce facteur : certains vaccins semblent produire des réactions plus modérées que d’autres.

La course au vaccin continue et j’espère que les experts seront surpris.

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2 commentaires

LEONHARDT DENISE 31 juillet 2020 - 19 h 58 min

Très intéressée par la prochaine révolution médicale mais surtout pas par un vaccin.

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MS 21 août 2020 - 20 h 43 min

en effet et si comme les vaccins de la grippe ca servait a rien a part nous ruiner et nous rendre encore plus malade,
sans parler du tracage possible … et si on n’en voulait pas? ca servirai a ca les masques obligatoire?
Ne nous y trompons pas , la propagande continue sur ce virus le rendra obligatoire , comme les 11 autres merdes d’ailleurs

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