Accueil Innovation et vie quotidienne La croissance existe encore : allons la chercher là où elle se trouve

La croissance existe encore : allons la chercher là où elle se trouve

par Cécile Chevré

Si vous étiez avec nous au chevet du Portugal hier, vous savez que le point 3 du plan de sauvegarde de nos finances – et notre niveau de vie – passe par l’investissement sur les nouvelles technologies.

Après plus de trois ans de crise, il devient de plus en plus évident que certains secteurs, certaines sociétés émergent progressivement du marasme. En fait, cela va même plus loin : ces sociétés créent la richesse et la croissance de demain.

C’est du moins la théorie d’économistes comme Schumpeter. Chaque phase d’expansion économique est lancée par un bouleversement technologique majeur. Imaginez la transformation de l’économie quand l’usage de la vapeur s’est répandu. Ou encore quand l’électronique a fait une entrée fracassante sur la scène industrielle et économique. Des fortunes ont été faites et défaites selon la capacité d’adaptation des sociétés et des pays.

Nous le disions, cela fait maintenant plus de trois ans que nous sommes entrés dans une phase de crise et de récession (presque) mondiale. Mais l’économie ne va pas complètement s’effondrer. Nous aurons toujours envie de consommer, différemment certainement. Dans les pays émergents, les besoins sont tout simplement immenses. Dans les pays occidentaux, nous serons surement obligés de consommer moins, de privilégier le renouvelable, le bon marché, etc.

En 2012, nous avons décidé de nous concentrer sur ces entreprises innovantes qui devraient bouleverser la donne dans les années qui viennent. Parmi ces entreprises, celles liées au secteur de la santé nous paraissent particulièrement prometteuses.

La santé, investissement phare des années à venir
En premier lieu, parce que la santé reste une des préoccupations majeures non seulement des chercheurs mais aussi des gouvernements ou encore des entreprises. N’y voyez pas uniquement de l’altruisme : la santé est aussi une préoccupation économique et financière. Pour les Etats car les grandes maladies (cancer, sida, Alzheimer, diabète) ont un coût social et économique non négligeable. Les entreprises car l’industrie pharmaceutique peut être particulièrement lucrative.

Nous parlions d’innovation et justement le secteur de la santé est en train de connaître une révolution, celle des biotechnologies.

La révolution biotech
Qu’est-ce qu’une biotechnologie ? L’alliance de la science du vivant (la biologie) avec une autre science (la génétique, la physique ou encore l’informatique). Les biotechnologies ont déjà permis des avancées majeures dans différents domaines, agriculture, médecine, industrie, etc.

Dans le domaine de la médecine, une société comme Genentech a par exemple mis sur le marché un procédé permettant de faire produire de l’insuline humaine par des bactéries. Vous imaginez certainement l’avancée que cela a représenté par rapport à l’ancienne méthode qui consistait à utiliser de l’insuline porcine qui devait ensuite être traitée pour pouvoir être injectée aux patients humains…

Genentech, biotech modèle
Genentech est emblématique : première entreprise de biotechnologie de l’histoire, son parcours sert de référence. Créée en 1976 par un généticien et un entrepreneur, Genentech a mis sur le marché de nombreux médicaments ou molécules dont l’Avastin®, l’Activase® ou le Nutropin®. Le cours de la société s’envole. En 2009, Genentech est racheté par le laboratoire Roche pour 43 milliards de dollars.

Entre 1999 et 2009, le cours de Genentech est passé de 19 $ à plus de 94 $.

Graphe cours Genentech

Le destin de Genentech (rachat par une big pharma) est le sort courant de ces nouvelles sociétés de biotechnologies. Elles développent pendant souvent des années des médicaments révolutionnaires ou de nouvelles molécules aiguisant ainsi l’appétit des investisseurs et des grosses compagnies. L’avantage pour ces big pharma ? Eliminer une grande partie du risque lié au secteur.

Investir au bon moment
En effet, et c’est là un des principaux dangers de ces sociétés, un médicament prend des années à développer et surtout à tester. L’autorisation de mise sur le marché nécessite des années de test aussi bien in vitro (c’est-à-dire des tests non effectués sur des organismes vivants) qu’in vivo (sur des cellules, des animaux et des humains) et de recherches, fort coûteuses.

Evidemment, le nouveau médicament peut échouer au cours de ces nombreuses phases de test : des années de recherche et d’investissement sont alors perdues.

La partie dite d’essais cliniques (test sur des humains), qui arrive elle-même à la toute fin de la série de tests d’un nouveau médicament, se déroule en 4 phases :

– Phase 1 : test sur un petit nombre de volontaires sains
– Phase 2 : test sur un nombre plus important de volontaires malades
– Phase 3 : test sur un nombre encore plus important de volontaires malades. Cette partie du test sert à déterminer l’efficacité du nouveau médicament par rapport à un placebo mais aussi par rapport aux autres médicaments traitant la même maladie et qui sont déjà sur le marché. La nouvelle thérapeutique doit prouver son efficacité dans les deux cas.
=> Si ces tests sont concluants, le nouveau médicament est mis sur le marché.
– Phase 4 : test qui se déroule après la mise sur le marché, et donc qui porte sur un nombre très important d’individus. Il permet généralement de déterminer les effets secondaires qui n’ont pas été identifiés lors des phases 1, 2 et 3 ainsi qu’évaluer son efficacité par rapport aux autres médicaments existants.

Acheter un médicament ou une molécule qui a passé avec succès les phases 1, 2 et 3 des tests cliniques fait donc économiser des millions voir des milliards aux big pharmas.

De l’autre côté, les biotechs y voient aussi un avantage : l’argent bien sûr, mais aussi la possibilité d’une diffusion mondiale de leur médicament ou de leur molécule.

Du point de vue d’investisseur, la phase 3 est donc cruciale. Généralement, c’est à ce moment-là que le cours de la biotech s’envole (ou s’effondre lamentablement en cas d’échec du test). Si vous investissez sur une société très en amont de cette phase de test, vous prenez le risque de la voir vivoter pendant des années ou même échouer lors des toutes premières phases de test. Mais, à l’inverse, si vous investissez trop en aval de cette fameuse phase 3 des essais cliniques, le cours de la biotech risque de s’être déjà trop envolé pour être intéressant.

Tout est donc une question de timing. Ne pas prendre trop de risques pour ne pas risquer de tout perdre mais en prendre assez pour être sûr de profiter d’une belle plus-value.

Comment choisir une biotech ?
Vous l’aurez compris, investir dans le domaine des biotechs peut s’avérer vraiment très profitable mais nécessite du temps et de l’information.

Pour vous aider, Ray Blanco et Patrick Cox, les deux rédacteurs de NewTech Insider, ont déniché pour vous une biotech qui fait déjà beaucoup parler d’elle…

Cette biotech est en train de tester un nouveau médicament révolutionnaire dans le traitement du cancer, et en particulier de l’un des plus courants, le cancer de la prostate.

Quelques mots sur le fonctionnement de ce médicament.

Vous le savez, le cancer est une prolifération anormale de cellules. Cette prolifération finit par détruire l’organe ou les parties du corps qui l’entoure. Le cancer agit comme un parasite. En effet, tout comme les cellules saines, les cellules cancéreuses doivent se nourrir pour se développer et se multiplier. Pour cela, elles créent de nouveaux vaisseaux sanguins chargés de leur apporter, via le sang, les nutriments et l’oxygène dont elles ont besoin.

En empêchant les cellules cancéreuses de créer ces nouveaux vaisseaux sanguins, on les prive ainsi progressivement de ces nutriments et d’oxygène. Affaiblies, ces cellules ne sont plus capables de se multiplier. Le cancer régresse, voir disparaît.

Et c’est justement ce que fait le médicament développé par la biotech qui a attiré l’attention de Ray et Patrick. Ce médicament n’est pas le seul sur le marché à “assécher” les cellules cancéreuses. Genentech a lancé en 2004, un médicament, l’Avastin®, qui agit exactement de cette manière pour les cancers du poumon et du pancréas. Et il n’est pas le seul et c’est une des principales voies de recherche de la lutte contre le cancer.

Mais le problème est qu’affamer les cellules cancéreuses ne suffit pas à lutter contre le cancer. Il faut aussi agir contre les métastases. Les cellules cancéreuses migrent alors vers une autre partie du corps, et y développent une nouvelle tumeur maligne. Pour migrer, elles utilisent des protéines, des enzymes.

Les dernières recherches tendent à prouver que bloquer ces enzymes permettraient de contrôler les migrations des cellules cancéreuses et donc du cancer. Et c’est là encore un des effets du médicament développé par la biotech qui nous intéresse.

Contrairement aux autres médicaments sur le marché, ce nouveau médicament a donc un double effet :
1. Affamer le cancer
2. Bloquer sa diffusion

Dernière bonne nouvelle, ce médicament est en pleine phase 3 – et les récents résultats s’avèrent très prometteurs. C’est donc le moment parfait pour s’intéresser à cette biotech.

Conclusion : Ray et Patrick visent une performance de 300% sur cette valeur (qui, pour l’instant, ne cote que 5 $). Ils vous en parlent plus longuement ici…

Quant à nous, nous allons de plus en plus nous intéresser aux biotechs mais aussi aux nanotechs dans les mois qui viennent car nous sommes persuadés que, malgré les risques, ces sociétés vous permettront d’aller chercher l’innovation et la croissance là où elles se trouvent.

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3 commentaires

onteniente 24 septembre 2012 - 20 h 15 min

c’est bien d’être Biotech et aussi très bien de déboucher sur des remèdes ou produits qui vont être très efficaces ne serait-ce que dans le ralentissement ou l’éradication du cancer…par exemple…
par contre c’est prématuré devouloir guérir trop rapidement une frange importante de la population
ainsi étant racheté par un grand labo, le poisson est noyé, ceeux qui ont trouvé dédommagés, sinon mis en placrd doré ou non
le marché du cancer est trop juteux, pour que des petits bons à empêcher de gagner de l’argent sur le dos de la sécu en France soient encouragé et perdurent dans la diffusion du remède si efficace
donc ces biotech ne seront jamais rentables tant que les grand lobbies existeront et trusteront la santé
à la limite les suivre, pour que quand ils publient la fin de cycle d’essai clinique (3) probant on attende qu’il soient racheter pour se taire et vendre le lendemain sinon la veille
robert onteniente

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Luttez contre la contrefaçon : misez sur la vraie reprise ! | La Quotidienne d'Agora 21 novembre 2013 - 22 h 28 min

[…] Attention, cela ne veut pas dire que certains secteurs ne sont pas porteurs de croissance. Je vous en ai déjà parlé dans de précédentes Quotidiennes : nous misons sur certains secteurs comme l’agriculture ou encore les biotechs. […]

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assurance 2 roues pas cher 17 mars 2014 - 23 h 41 min

Désormais j’en sais d’avantage sur cette question 😉

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