Accueil Nouvelles technologies Suivez le gourou des nouvelles technologies, Masayoshi Son !

Suivez le gourou des nouvelles technologies, Masayoshi Son !

par Cécile Chevré
Masayoshi Son

L’investissement, comme tous les secteurs, a ses stars, ses gourous, ses maîtres, non pas à penser mais à investir.
L’investissement sur le long terme à Warren Buffett.
L’investissement “pirate” sur le Forex a George Soros.
La crise des subprimes et l’or a John Paulson.
Et le secteur des nouvelles technologies ?
Eh bien, les investisseurs technophiles devraient s’intéresser à ce que fait Masayoshi Son.

son

Masayoshi Son

Source : Wikipedia

Si vous suivez les recommandations de Ray Blanco dans NewTech Insider, vous connaissez forcément son nom. Son fait partie de ces investisseurs que Ray suit de très près.
Il vous le présentait d’ailleurs dans un récent numéro :
Contrairement aux célèbres entrepreneurs et investisseurs technologiques Elon Musk et Peter Thiel, Masayoshi Son n’est pas vraiment une célébrité aux Etats-Unis.
Il est pourtant le fondateur et le PDG de la troisième plus grande entreprise cotée en bourse au Japon, et un investisseur de premier plan dans les technologies… Un investisseur visionnaire, qui a financé le jeune Jack Ma à hauteur de 20 millions de dollars. Des fonds qui ont été multipliés par plus de cent lorsqu’Alibaba, l’entreprise de Ma, est devenue un immense succès.
Son investit depuis le début de sa carrière. Fils d’une famille pauvre d’immigrants coréens au Japon, il s’est lancé les poches vides. A la fin des années 1990, il avait déjà construit un géant japonais de la technologie et des communications.
Pendant une brève période, à la fin des années 1990, alors que la valeur de son entreprise augmentait en flèche, il a même été plus riche que Bill Gates.
Ensuite, bien sûr, la bulle des “dot.com” a explosé, entraînant dans sa chute nombre d’entreprises technologiques. Son aime à dire en plaisantant qu’il a perdu d’avantage d’argent pendant cet effondrement (70 milliards de dollars) que quiconque d’autre dans l’histoire.
Aujourd’hui, cependant, il est de retour sur la liste des 10 personnalités les plus riches du monde de la technologie.
Son est donc le fondateur de SoftBank Group Corp. qui, malgré son nom, est une entreprise de communication et technologique.
Masayoshi Son est aussi l’un des plus grands investisseurs en capital-risque au monde.

SoftBank, le catalyseur de nouvelles technologies

Softbank, entreprise qu’il a créée en 1981, s’est progressivement transformée en machine de guerre de l’investissement dans les technologies. En presque que 40 ans, Son a investi dans des centaines de projets et d’entreprises, dont certains ont connu un succès retentissant comme Yahoo ou Alibaba, Uber, AirBnb ou WeWork.
Les amateurs de robotique savent aussi que SoftBank a racheté le français Aldebaran Robotics, créateur des robots Nao ou Pepper.

pepper

Le robot Pepper de SoftBank Robotics

Source : SoftBank Robotics

Autre investissement dans le secteur : en juin 2017, SoftBank rachetait à Google sa division robotique, Boston Dynamics qui s’est fait connaître pour ces robots-animaux, destinés à assister les forces armées sur le terrain.

boston dynamics

Masayoshi Son mise sur la blockchain

Dernièrement, SoftBank s’est intéressé de très près à une technologie que vous devez commencer à bien connaître : la blockchain, cette technologie qui se cache derrière le Bitcoin et la plupart des cryptomonnaies mais aussi derrière les “smart contracts“, les contrats intelligents.
Voici ce qu’en disait Ray dans le dernier NewTech Insider :
SoftBank s’implique aussi dans la blockchain. Cela n’a rien de surprenant : c’est une technologie fondamentale et donc omniprésente. Et les cryptomonnaies sont très populaires au Japon.
En 2016, l’entreprise a annoncé un concours pour développer une plateforme de récolte de fonds basée sur la blockchain. La même année, SoftBank a été l’un des premiers investisseurs d’une entreprise de cloud computing, CloudMinds, qui utilise la blockchain pour connecter des appareils et des robots au cloud.
Plus récemment, l’entreprise a conclu un partenariat avec une startup pour créer un système de gestion des finances personnelles basé sur la blockchain. Commercialisation prévue en 2019.
SoftBank a lourdement investi dans les télécommunications – un secteur qu’elle cherche à révolutionner en investissant dans OneWeb, une startup dans le domaine de l’internet par satellite. Mais elle a aussi fait équipe avec d’autres entreprises de télécom, notamment Sprint, pour créer des solutions basées sur la blockchain pour ce secteur.
Les applications blockchain de ce consortium visent à aider les clients à choisir de nouveaux services, à créer des portefeuilles électroniques, à effectuer des paiements pour des services de roaming ou à utiliser des objets connectés.
A l’autre extrémité du spectre, la blockchain permettra d’aider les entreprises de télécommunication à effectuer des transactions les unes avec les autres plus rapidement et avec plus de sécurité.
La multiplication des investissements de SoftBank dans la technologie de la blockchain est une excellente nouvelle. En effet, aussi prometteuse qu’elle pouvait être, la blockchain présentait une faille majeure : elle manquait d’applications réelles, concrètes et, pour encore plus pragmatique, d’applications rentables.
Or, ces derniers mois, la blockchain est passée de l’autre côté la barrière. Elle n’est plus cantonnée au domaine des projets et de la potentialité. Des entreprises dans différents domaines – le fret, la finance, la médecine, l’art, la sécurité – proposent aujourd’hui des applications et des services reposant sur cette technologie.
C’est par exemple le cas d’IBM qui a développé un système de suivi du fret maritime avec l’armateur Maersk.
Ou encore de la ville de Taipei qui, comme vous l’expliquait Henry Bonner la semaine dernière, va développer des cartes d’identité infalsifiables reposant sur une forme de blockchain.
En clair, c’est le moment de s’intéresser aux applications très concrètes, et très variées, de la blockchain – et c’est ce que démontre l’investissement de Son dans le secteur.
Mais l’intérêt de suivre Son ne s’arrête pas là. En 2016, il a rencontré un homme qui fait beaucoup parler de lui… Et nous aurons l’occasion d’en reparler dès lundi.

Soyez le premier informé des dernières Opportunités Technos directement dans votre boîte mail

Articles similaires

Laissez un commentaire