Accueil Innovation et vie quotidienne Même sous injection, la croissance mondiale reste faible…

Même sous injection, la croissance mondiale reste faible…

par admin

Quatre ans après la plus grande récession de ces 80 dernières années, l’économie mondiale est toujours au creux de la vague. La faible croissance empêche une réduction du chômage. Ces dernières années, gouvernements et banques centrales ont tenté de ramener leurs économies sur le chemin de la croissance économique, en mettant en oeuvre des programmes de relances d’une ampleur inconnue jusque-là. Mais les résultats sont loin d’être à la hauteur des efforts consentis.

Graphique de l'indice de sentiment du climat des affaires

Même si des récentes publications de la Banque mondiale font ressortir l’amélioration des indicateurs du climat des affaires, ces derniers restent néanmoins à des niveaux très bas. Pour la zone euro, en janvier, ils sont inférieurs à 50% – niveau qui, généralement, laisse présager une contraction de l’activité. Pour les pays industrialisés hors zone euro, les indicateurs ne se portent pas beaucoup mieux, même s’ils sont passés au-dessus de la barre des 50%. Même en Chine, ils ne soulèvent pas l’enthousiasme.

Pour 2013, 2014 et 2015, la Banque mondiale prévoit une croissance réelle du PIB de la zone euro de -0,1, +0,9 et +1,4%. Sur les mêmes périodes, les Etats-Unis devraient voir leur PIB progresser de +1,9, +2,8 et +3,0%. Pour le Japon, les taux prévus par la Banque mondiale sont : +0,8, +1,2 et +1,5%.

Même pour la Chine, les prévisions de taux de croissance (+8,4, +8,0 et +7,9%) ne sont pas satisfaisantes. Pour maintenir le statu quo sur son marché du travail, la Chine, en raison de sa croissance démographique, a besoin d’au moins 8% de croissance.

Pour la même raison, l’Inde a besoin d’environ 7% de croissance, mais n’atteindra vraisemblablement que +6,1, +6,8 et +7%. De ce point de vue, le Brésil avec +3,4, +4,1 et +4,0% et la Russie avec +3,6, +3,9 et +3,8% sont mieux lotis.

Les politiques monétaire et budgétaire semblent bien avoir atteint leurs limites. A long terme, la politique monétaire ultra-expansive des banques centrales comporte de sérieux risques d’inflation. Les programmes d’achats d’obligations souveraines sont en contradiction le maintien de la stabilité. La meilleure politique de relance économique pour une banque centrale consiste à limiter les risques d’inflation sur le long terme.

Les déficits budgétaires et la dette publique ont maintenant des effets contre-productifs. Néanmoins, tous les pays industrialisés, l’endettement est en hausse constante.

Conclusion : même si les taux de croissance resteront faibles, les indicateurs avancés laissent entrevoir une reprise en 2013. Une reprise qui ne sera en aucun cas une véritable croissance auto-alimentée ; le croire serait illusoire !

Dr. Eberhardt Unger est un économiste indépendant, fort de plus de 30 ans d’expérience des marchés et de l’économie. Vous pouvez retrouver ses analyses sur le site www.fairesearch.de.

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