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L’intelligence artificielle va vous sauver la vie

par Ray Blanco
intelligence artificielle

Amy est une petite fille très éveillée et active. Mais sa mère et son père remarquent un changement dans son comportement. Elle a moins d’énergie et est souvent fatiguée. Lorsqu’elle se met à avoir de la fièvre et à se plaindre d’avoir mal, ils l’emmènent donc chez le pédiatre.

Toutes les causes les plus communes susceptibles de provoquer ce genre de symptômes sont évoquées, mais aucune ne peut expliquer son état. Après une batterie de tests de plus en plus poussés, un diagnostic effrayant finit par tomber : Amy est atteinte d’un cancer.

Sauver des vies grâce à l’intelligence artificielle

Heureusement pour elle, les radiologues peuvent détecter et localiser sa tumeur avec une précision sans précédent. Ils s’aident de l’intelligence artificielle (IA) pour traiter les images obtenues lors des scanners. Cette IA, « formée » sur une base de données contenant des milliards d’images, est capable de détecter une croissance cellulaire anormale avec bien plus de précision que le meilleur des experts humains.

Son oncologue sait donc exactement où opérer. Elle s’aide d’un écran équipé de la réalité augmentée, fixé sur sa tête et connecté, sans fil, à un puissant ordinateur. Ce dernier reçoit ainsi constamment des informations sur les signes vitaux d’Amy pendant l’opération, et indique les données les plus importantes, bien en évidence, dans le champ de vision de la chirurgienne.

Une caméra à haute définition fixée sur son casque envoie aussi perpétuellement des vidéos en temps réel à un système de traitement d’images doté d’une IA capable de les comparer avec d’autres images et d’effectuer des comparaisons croisées.

Un microphone et une IA capable de traiter le langage naturel permettent aussi à la chirurgienne de poser des questions à tout moment. Elle dispose ainsi de l’assistant chirurgical idéal, capable de fournir des informations précieuses pendant les procédures, même les plus délicates.

L’IA permet non seulement de localiser la tumeur d’Amy, mais aussi de l’opérer.

Après l’opération, les informations génomiques sur son cancer sont enregistrées avec soin et stockées en toute sécurité, tout comme ses informations génétiques. Un humain aurait besoin de milliers d’années pour lire la masse d’informations médicales et génétiques recueillies, mais pour une IA, capable de détecter des tendances au sein de n’importe quel ensemble de données, c’est un jeu d’enfant.

La maladie d’Amy est une forme rare de cancer, si rare qu’aucun humain n’aurait pu la détecter. Mais, sur la base des informations fournies par l’IA, son oncologue peut lui prescrire un traitement spécifique adapté à ses besoins.

Par le passé, les médecins auraient dû utiliser une combinaison de traitements standard.

Mais, aujourd’hui, grâce aux informations génomiques et à l’IA, ils peuvent lui prescrire un traitement personnalisé.

C’est au même logiciel d’IA que l’on doit aussi d’avoir filtré les données issues de dizaines de milliers d’articles scientifiques pour y trouver de nouvelles combinaisons médicamenteuses. Une performance hors des capacités humaines, même de celles d’un médecin passionné et travailleur acharné.

Le traitement d’Amy n’est donc pas simplement créé sur mesure, il tient aussi compte des dernières recherches médicales et pharmaceutiques !

L’un des médicaments prescrits vient tout juste d’être mis sur le marché. Il fait partie d’une nouvelle génération de traitements découverts par ordinateur avant d’être développés par un « cerveau numérique ».

Une IA gérée par une biotech de Cambridge a d’abord identifié un « blockbuster » potentiel en analysant un modèle numérique de cellules cancéreuses et en testant virtuellement des millions de composés pour établir la preuve que l’un d’entre eux serait efficace.

Cette IA a détecté un composé qui semble agir sur la biologie des cellules cancéreuses. Après 5 ans, des centaines de patients, des dizaines de rendez-vous avec les autorités réglementaires et plusieurs millions de dollars dépensés, ce traitement découvert par une IA est mis sur le marché, juste à temps pour aider Amy.

Grâce à tout le personnel soignant impliqué dans son traitement, mais aussi grâce aux créateurs de ces intelligences artificielles, Amy survit et peut vaincre un cancer qui lui aurait été fatal il y a quelques années encore.

Nous avons toujours eu d’excellents médecins dans nos hôpitaux, mais l’IA, dans cette histoire, a vraiment changé la donne.

L’histoire que je viens de vous raconter est fictive mais elle devrait devenir une réalité.

La révolution de l’intelligence artificielle est en marche, et la plus grande erreur serait de ne pas s’y intéresser et ne pas y investir.

Les conséquences de l’arrivée de l’IA seront spectaculaires pour notre santé, mais les répercussions se feront sentir dans tous les aspects de nos vies. La santé est simplement le secteur que je préfère, en matière d’IA. Après tout, qu’y a-t-il de plus important que de sauver et protéger des vies ?

Je vous le disais, tous les aspects de notre existence sont concernés. L’IA sauvera des vies, éliminera des déchets, réduira les coûts… et, cerise sur le très gros gâteau, permettra aux investisseurs de gagner des fortunes.

La convergence technologique qui autorise enfin l’avènement de l’IA

Nous disposons d’ordinateurs depuis des années : pourquoi, alors, la révolution de l’intelligence artificielle s’est-elle soudain mise en marche ?

Il aura fallu attendre que plusieurs conditions soient remplies en même temps. L’un des facteurs est la puissance et le prix des processeurs. Les puces informatiques sont de plus en plus puissantes et de moins en moins chères à produire.

Cette tendance a d’abord été remarquée par le fondateur d’Intel, Gordon Moore, dans les années 1960… et s’est plus ou moins vérifiée constamment depuis lors. A chaque nouvelle génération de puces, la taille des composants diminue. Nous pouvons donc en ajouter davantage sur une puce, ce qui permet de traiter davantage de données.

Et même lorsqu’il semble que la puissance informatique des puces traditionnelles se stabilise, nous en inventons de nouveaux types, plus performants et spécifiquement dédiés à certaines tâches.

C’est le cas de Nvidia, une entreprise en pointe dans le domaine des processeurs graphiques. Dans les années 1990, Nvidia a inventé un type particulier de puces informatiques, les processeurs graphiques, capables d’afficher des images sur un écran d’ordinateur. Il s’avère que grâce à leur manière de traiter les données, les processeurs graphiques sont extrêmement utiles et efficaces pour les applications de machine learning (apprentissage automatique). Leur construction parallèle leur permet d’effectuer un grand nombre de tâches en même temps.

Grâce à ces processeurs, les tâches nécessaires au fonctionnement d’une véritable intelligence artificielle prennent aujourd’hui quelques heures, alors qu’il aurait fallu des milliers d’années pour les effectuer il y a encore 20 ou 30 ans.

Nvidia a capitalisé sur cet avantage et créé des processeurs graphiques spécialement conçus pour des applications de type IA, ce qui a ensuite permis aux développeurs d’obtenir les outils nécessaires à la création de ces applications.

Les données, la « nourriture » de l’IA

Les données constituent un autre facteur clé. J’ai déjà mentionné qu’une quantité gigantesque d’images médicales numériques issues de scanners du corps humain pouvait aujourd’hui être utilisées pour « éduquer » un système basé sur l’IA. Ce n’est là qu’une infime part des données que peut traiter l’IA.

90% de toutes les données accumulées par les humains au cours de l’Histoire l’ont été au cours des deux dernières années. J’aurais d’ailleurs pu faire exactement la même déclaration il y a 5 ans : cela aurait été tout aussi vrai. La quantité de données que nous créons n’est pas seulement en train de croître : elle croît sans cesse plus rapidement.

Nous créons chaque jour une quantité immense d’octets de données, un nombre si énorme (2,5 quintillions) qu’il est difficile de se l’imaginer.

Ces données proviennent pour l’essentiel de « nous ». Des centaines de millions de tweets, des milliards de statuts Facebook, des milliards de recherches sur Internet et des centaines de milliards d’e-mails créent chaque jour une énorme quantité de données. De plus en plus de gens sont connectés à Internet, et ces chiffres ne cessent d’augmenter.

De nouvelles sources d’informations sont constamment ajoutées au réseau. Non humaines, celles-ci constituent des milliards de nouvelles données. Je parle bien sûr de l’Internet des Objets, un océan d’appareils dotés de détecteurs et qui équipent désormais nos foyers, nos usines, nos exploitations agricoles et nos bureaux… tous capables de communiquer et d’envoyer des données qu’il faut bien stocker quelque part.

Grâce à Internet, toutes ces données sont aussi plus facilement accessibles que jamais. Elles pourraient être très précieuses… si seulement nous étions capables d’en extraire quelque chose d’utile. Mais aucun humain ne pourrait espérer être capable de toutes les lire et d’en extraire des renseignements.

L’IA, en revanche, est particulièrement douée dans ce domaine. Nous avons donc les données et le matériel nécessaire à leur exploitation. Il ne nous manque plus que le dernier facteur : un logiciel intelligent, à la hauteur de la tâche.

Des logiciels intelligents pour des machines vraiment intelligentes

Qu’il s’agisse de reconnaissance d’image, de robots-chatteurs ou d’autres logiciels capables d’apprendre en s’exposant aux données disponibles, les algorithmes intelligents et capables d’apprendre sont parmi nous (mais ils viennent en paix).

Généralement, plus ces logiciels sont exposés à des données, plus ils deviennent intelligents. Et nous disposons d’énormément de données aujourd’hui, sans parler de celles auxquelles nous aurons accès demain. Il nous aura fallu des décennies, mais nous avons appris à simuler certains aspects du fonctionnement de nos cerveaux… et comme je l’ai dit, la puissance informatique rend désormais cette évolution possible.

IBM est leader dans le développement de ce type de logiciels. Watson, son principal projet dans le domaine de l’IA, est conçu pour traiter des quantités massives de données brutes, en tirer les leçons, puis aider les humains à prendre les bonnes décisions.

Cognitive Solutions, un département de l’entreprise qui dépend quasi-entièrement de l’IA, est devenue sa deuxième activité en termes de revenus.

L’IA inspire les auteurs de science-fiction et la recherche fondamentale depuis des décennies, mais elle entre aujourd’hui dans une phase de croissance exponentielle.

Trois facteurs entrent donc aujourd’hui en convergence : des équipements informatiques puissants, la quantité énorme de données et les logiciels intelligents. Voilà qui garantit à l’IA une croissance explosive, qui va permettre aux investisseurs d’enregistrer des profits historiques.
[NDLR : Dans le dernier numéro de NewTech Insider, consacré à l’intelligence artificielle, Ray Blanco vous recommande une valeur qui est le moteur du développement de l’IA. Il y revient aussi sur les valeurs « IA » qui sont déjà en portefeuille… et qu’il est encore temps d’acheter. Ne manquez pas la révolution des machines intelligentes.

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