Accueil Nouvelles technologies 2011, l'année de la Bourse au Japon malgré l'endettement ?

2011, l'année de la Bourse au Japon malgré l'endettement ?

par redaction

La déflation, le vieillissement de la population et un ratio de dette sur PIB supérieur à 180% constituent les fardeaux les plus importants de l’économie nippone.

L’agence de notation Moody’s a annoncé ce matin l’abaissement de la perspective de la note de la dette du japon de « stable » à « négative ».

« Cette décision a été motivée par une inquiétude croissante sur le fait que les politiques économiques et fiscales pourraient ne pas permettre d’atteindre l’objectif de réduction du déficit fixé par le gouvernement ni de contenir la hausse inexorable de la dette, qui est déjà largement supérieure à celle des autres pays développés », a déclaré Moody’s dans un communiqué.

« Même si une crise des obligations japonaises est improbable à court et moyen terme, les pressions pourraient s’accumuler sur le long terme, et il faut en tenir compte dans la note, même tout au bout de l’échelle », a poursuivi l’agence américaine.

Pourtant, avec son tissu d’entreprises, le Japon a des atouts indéniables, grâce à ses nombreux pure players à la pointe de la technologie et fortement tournés vers l’international. D’ailleurs, ING IM table cette année pour une croissance bénéficiaire des entreprises japonaises de 30%.

« Le Japon, marché liquide, développé et peu cher, profite de sa localisation au sein de la région la plus dynamique du monde. La restructuration des entreprises japonaises a permis à ces dernières de traverser la crise financière sans trop de difficultés en réduisant leurs coûts. Elles ont ainsi pu augmenter leurs marges malgré un ralentissement de leurs ventes. Elles ont d’ailleurs profité de leurs récents investissements sur de nombreux marchés asiatiques en développement, notamment en Chine et dans la région de l’ASEAN, et en récoltent aujourd’hui les bénéfices », estime dans une note la société Edmond de Rothschild Asset Management.

« Le potentiel de réappréciation est considérable étant donné le nombre d’entreprises compétitives dans le monde qui se traitent à des ratios cours/valeur comptable de 1. Le rendement du cash flow disponible atteint 9% au Japon, soit davantage que sur n’importe quel autre marché développé, le rendement du dividende étant à présent en ligne avec le marché américain », a affirmé l’équipe de JP Morgan basée à Tokyo, dans son bulletin hebdomadaire.

Certes, pour l’heure, de nombreuses incertitudes pèsent sur le Japon, à commencer par le vote de son prochain budget, ses approvisionnements en pétrole en raison des troubles actuels dans le monde arabe (90% de ses besoins d’or noir proviennent du Moyen-Orient) et le futur de sa dette souveraine. Mais, il lui reste ses entreprises.

Pour profiter des avantages concurrentiels des sociétés nipponnes, il est possible de miser grâce aux trackers en une seule transaction et avec de faibles coûts de gestion comme avec le Lyxor ETF Japan ou le Easy ETF Topix.


Photo : James Cridland – Flickr

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