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Krach : comment engranger 90 % en une semaine quand tout le monde panique

par Etienne Henri
Boeing hausse bourse

Non, les faillites ne sont pas une fatalité ! 

Les nouvelles du front macro-économique sont, ne nous voilons pas la face, peu encourageantes. Entre les chaînes de production qui hoquettent et des consommateurs cloîtrés à domicile – voire privés de revenus –, l’activité économique mondiale patine.

Le confinement aurait provoqué en France une baisse d’activité de 35 % par rapport à un mois de mars classique.

Selon l’INSEE, première institution à oser publier des estimations chiffrées, le confinement aurait provoqué en France une baisse d’activité de 35 % par rapport à un mois de mars classique.

C’est le genre trou d’air que craignaient les marchés ces dernières semaines, et son anticipation a conduit au sell off généralisé que vous savez. Maintenant que nous connaissons le vrai coût du confinement, il est temps de se tourner vers l’avenir.

Aujourd’hui, la moitié de l’humanité est confinée. La plupart des économies subiront durant un ou deux mois une contraction aussi importante que celle qui touche la France.

Et après ? L’économie repartira comme elle l’a toujours fait par le passé. Si certaines entreprises fragiles feront faillite, la plupart reprendront le business as usual. Débarrassées de leurs concurrentes aux marges trop faibles, les survivantes seront plus solides que jamais.

Qui va faire faillite et qui va survivre ? C’est la question qui taraude les investisseurs.

Si personne n’a de boule de cristal, une chose est sûre : les faillites seront l’exception et non la norme. La majorité des actions sont actuellement bradées comme si chaque entreprise était à deux doigts du dépôt de bilan. Et lorsque la panique se dissipe, la hausse est fulgurante.

C’est exactement ce qui est arrivé il y a quelques jours à l’action Boeing (NYSE :BA). En moins d’une semaine, le titre qui était massacré en Bourse depuis le mois de février a gagné +85 % entre le 19 et le 26 mars.

Boeing rebond bourse

Lorsque la panique cède la place à l’optimisme, les hausses sont fulgurantes.
Ici, l’action Boeing (NYSE:BA). Infographie : Investing.

Pourquoi ce krach à la hausse ?

La hausse magistrale du titre Boeing est tout à fait normale pour quiconque a l’habitude d’investir en période de crise.

La recette est toujours la même et le résultat toujours aussi prévisible.

Tout d’abord, l’entreprise avait, avant la crise sanitaire, une épée de Damoclès que le marché faisait mine d’ignorer. Chez Boeing, il s’agit du 737 MAX. Cet avion qui représentait la majeure partie du carnet de commandes du constructeur pour les dix prochaines années était toujours cloué au sol. Pour l’avionneur, la crise s’éternisait et devenait de plus en plus difficile à ignorer.

Pourtant, le cours de l’action Boeing était resté dans un tunnel entre 300 $ et 400 $ entre février 2018 et février 2020. Seule une petite excursion haussière avait été constatée en mars dernier, mais globalement, le titre Boeing semblait insensible à la crise industrielle que traversait l’entreprise.

Puis est arrivée l’épidémie de Covid-19… Dans la panique généralisée qui a emporté les marchés à la baisse, les actionnaires de Boeing se sont montrés bien plus pessimistes que le reste des opérateurs. Sur trois mois, l’action Boeing a cédé jusqu’à 71 % tandis que le DJIA n’a pas dépassé les 35 % de perte.

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Evolution de l’action Boeing par rapport au DJIA en plein Covid-19. 

Cette décorrélation entre le titre et les indices est le second élément à surveiller. Lorsque vous voyez un tel décrochage en période d’actualité chargée, c’est le signe que les actionnaires profitent de la panique ambiante pour se débarrasser d’une action devenue encombrante. Ce sauve-qui-peut provoque un excès baissier.

Le dernier catalyseur pour une explosion à la hausse est un newsflow qui devient positif. En l’occurrence, Boeing a fait état de deux bonnes nouvelles coup sur coup. Tout d’abord, son P-DG, Dave Calhoun, a indiqué ne pas solliciter de recapitalisation auprès du gouvernement américain. Si l’avionneur aura bien besoin d’aides fédérales pour passer la crise du Covid-19, elles se borneraient à la garantie de prêts bancaires. Pour les investisseurs, cela signifie qu’aucune dilution supplémentaire n’aura lieu.

Enfin, le fiasco du 737 MAX serait en passe d’être résolu. Dave Calhoun a annoncé tabler sur une reprise de vols en milieu d’année et une reprise de la production dès le mois de mai.

En d’autres termes, les affaires pourraient reprendre dès l’été pour Boeing, et la crise due au coronavirus ne devrait avoir duré que quelques mois.

Et si vos titres préférés étaient dans la même situation ?

Si je vous parle du cas Boeing, c’est parce que nombre d’entreprises américaines et françaises sont dans des situations comparables.

Vous voulez profiter de la panique ambiante pour réaliser en quelques semaines des plus-values qui prennent habituellement des années à se matérialiser ?

Cherchez les entreprises qui, à l’instar de Boeing, ont successivement traversé ces situations :

1) une crise interne ou sectorielle ignorée par les marchés durant ces douze derniers mois ;

2) une baisse bien plus marquée que celle des indices durant le sell off du coronavirus ;

3) un newsflow positif.

Les paniques boursières massacrent les canards boiteux de la cote comme les pépites, et seules ces dernières se relèvent…

N’importe quelle entreprise ayant baissé de plus de 50 % ces dernières semaines et à même de reprendre une activité normale d’ici quelques mois pourra vous gratifier de fantastiques plus-values.

Les paniques boursières massacrent les canards boiteux de la cote comme les pépites, et seules ces dernières se relèvent… mais lorsqu’elles le font, c’est avec une vigueur inégalable dans les conditions normales de marché. La situation actuelle vous offre un point d’entrée comme nous n’en avions pas connu depuis 2009.

Oubliez les bruits parasites que sont les variations du prix des actions, les suspensions de dividende et l’état actuel de l’économie. Tout ceci est transitoire et ne durera pas. Vos bénéfices, eux, vous seront bel et bien acquis !

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