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La nouvelle frontière : la Lune…

par Ray Blanco
vivre sur la lune

Alors que le monde entier se focalise sur le coronavirus – avec la désignation de coupables, la gestion du confinement, et en devenant de plus en plus fou – quelque chose d’assez surprenant s’est également produit récemment. Ne considérez pas que c’est un événement mineur.

Le 6 avril, le président Trump a signé un “ordre exécutif” stipulant que les Etats-Unis peuvent extraire des ressources minières sur la Lune et les astéroïdes.

Cela soulève une avalanche de questions : Pourquoi la Lune ? Quel est l’intérêt ? Les Etats-Unis ont-ils le droit de le faire ?

Alors aujourd’hui, j’aborde toutes ces questions. Et je vais vous montrer le vaste potentiel qui se cache derrière ce décret.

Pourquoi la Lune ?

La NASA souhaite créer sur la Lune des stations permettant d’établir une présence humaine durable.

Les métaux précieux tels que l’or, le platine et le palladium y abondent

Or, l’extraction de roches lunaires pourrait lui permettre de créer plus facilement des structures habitables et accueillantes. Le transport de matériaux depuis la Terre vers n’importe quel endroit de l’espace est extrêmement coûteux. Alors il serait vital d’utiliser les ressources naturelles de la Lune pour bâtir une station durable.

La Lune offrirait également un point de départ pour aller vivre sur différentes planètes.

L’objectif suivant, logiquement, ce serait Mars. Et la Lune pourrait servir de station-relais permettant de se préparer, se former et s’équiper avant d’effectuer des aller-retour sur Mars.

Comparez un voyage sur Mars à une ascension de l’Everest : il faut d’abord s’acclimater pendant quelques semaines au camp de base avant même de tenter l’ascension jusqu’au sommet. Et la Lune serait notre camp de base potentiel, en quelque sorte.

Il existe une autre raison d’exploiter le sol lunaire : l’extraction de matières premières. Les métaux précieux tels que l’or, le platine et le palladium y abondent.

De plus, le sol lunaire pourrait stocker la chaleur et fournir de l’électricité aux futurs astronautes, renforçant ainsi d’autant plus le potentiel d’une installation permanente et soutenable.

Enfin, la Lune est une excellente source potentielle d’électricité solaire en raison de l’absence d’atmosphère et de couverture nuageuse. Sur la Lune, on estime que les rayons du soleil frappant un cratère pourraient produire 100 000 mégawatts. Quand on compare cela aux 100 mégawatts produits par une centrale hydroélectrique, à l’heure actuelle, on identifie très bien le potentiel.

Les Etats-Unis ont-ils le droit de le faire ? 

Enfin, répondons à la question de savoir si oui ou non, les Etats-Unis peuvent légalement exploiter les sols de la Lune, aux yeux de la communauté internationale.

La réponse est “oui“.

Les Etats-Unis n’ont signé aucun traité interdisant d’exploiter la Lune. Le plus connu d’entre eux est celui de 1979.

La seule loi internationale concernant les Etats-Unis est le Traité sur les principes régissant les activités des Etats en matière d’exploration et d’utilisation de l’espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes, de 1967.

Son intitulé est assez long, et il se contente de préciser que nous devons être les ambassadeurs de la Terre et que nous devons nous abstenir de coloniser ou revendiquer des zones de l’espace.

De plus, les lignes directrices de ce traité sont assez vagues. Il ne s’agit pas de lois strictes énonçant ce que l’on peut faire ou ne pas faire dans l’espace.

A un moment donné, à l’avenir, je pense que d’autres traités internationaux devront être signés pour étoffer les lois relatives à l’espace.

D’ici là, rien n’empêche les Etats-Unis d’avoir une longueur d’avance.

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