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Le Brent pulvérise les 100 $. L'or baisse. Que faire ? Comment en profiter ?

par Isabelle Mouilleseaux

Brent et or sont à un carrefour clé. Le premier pourrait bien s’enflammer. Le second consolide. Comment réagir ?

Voici quelques éléments de réponse :

La révolution du Jasmin est à l’oeuvre
Le gouvernement tunisien a été renversé, l’Egypte est secouée violemment. Yémen, Jordanie, Maroc et Algérie subissent déjà les contrecoups de l’onde de choc…

Partout, le scénario est le même : dans des pays au pouvoir centralisé et autoritaire, la population subit de plein fouet la hausse des prix de l’alimentation, céréales en tête. Cette inflation des biens essentiels à la survie pousse les habitants dans les rues. Habitants qui supportent de plus en plus mal les énormes écarts entre pauvres — très pauvres, et riches — très riches.

Le Brent à 100 $ hier
Les Frères Musulmans peuvent-ils prendre le pouvoir en Egypte ? C’est un scénario possible. Qu’adviendrait-t-il alors du canal de Suez par lequel transit le pétrole en provenance du Golfe en direction de l’Europe ? [NDLR : Pour en savoir plus sur les conséquences d’un tel scénario sur quelques matières bien particulières, restez à l’écoute, vous recevrez très bientôt un message spécial qui vous révèlera comment protéger vos investissements des secousses potentielles provoquées par la révolution en Egypte…]

C’est précisément cette menace qui a poussé hier le Brent au-dessus des 100 $. Et ce pourrait bien n’être qu’un début.

Quoi qu’il en soit, nous en sommes là.

Egypte : Quels impacts potentiels sur les matières premières
▪ Premier "bénéficiaire", le brut : qui pourrait grimper bien plus haut que 100 $ si la menace s’affirmait.

▪ Seconds "bénéficiaires" : les producteurs de pétrole "hors zone Moyen Orient".

▪ Troisièmes "bénéficiaires" : si le brut grimpe, toutes les matières premières corrélées à lui seront tirées à la hausse. Sucre, soja, blé, maïs en tête, par le biais des biodiesels et autre éthanol. Mais aussi dans une moindre mesure les énergies alternatives (type solaire et éolien).

▪ Quatrième "bénéficiaire" potentiel : le blé. Il est fort possible que l’Egypte, l’un des plus gros importateurs mondiaux de blé, décide d’augmenter ses importations de blé pour calmer la crise sociale. Ce qui instantanément pousserait les cours à la hausse, les tensions sur l’offre étant extrêmes actuellement, comme vous le savez.

▪ A plus long terme : cinquième "bénéficiaire" potentiel : l’or.

La hausse du cours du brut, qui je vous le rappelle est le sang de l’économie, est un facteur inflationniste. Le pétrole entre dans les coûts de fabrication de toutes les matières et les céréales, et de tous les biens produits sur cette planète.

Le risque inflationniste en sortira renforcé, parce que toute hausse des coûts de production finit toujours par induire une hausse des prix à la consommation.

Si la hausse du prix du brut pèsera sur la croissance de l’économie, l’inflation induite finira par pousser les actifs tangibles à la hausse. Or en tête.

Surtout, restez à l’écoute ; je reviens très rapidement vers vous sur ce sujet brûlant.

Voilà pour le pétrole. Venons-en à l’or.

Mon or, mon bel or baisse
Que faire ?

Le repli va-t-il se poursuivre ?

Nous sommes nous trompés quant à l’or ?

Est-ce la fin de l’or ?

"Vous voulez vraiment quelque chose de réconfortant ?", demande Simone Wapler à ses lecteurs de l’Investisseur Or & Matières (performances du portefeuille de la lettre ici).

"Alors voici une devinette. Supposons que vous ayez un coffre. Dans ce coffre vous devez entreposer quelque chose sur la liste que je vais vous donner. Vous ne pouvez choisir qu’une chose, une seule. Ensuite ce coffre sera fermé durant 10 ans. Vous ne le rouvrirez que le 28 janvier 2021.

Que choisissez-vous dans la liste suivante ?

▪ 1 335 $

▪ 974 euros

▪ Une once d’or

▪ 50 onces d’argent

▪ Un bon du Trésor américain à 10 ans

▪ Un Bund allemand à 10 ans

▪ Ou 22 livres d’uranium

Vous avez répondu autre chose qu’une once d’or ?

Un vrai conseil d’amie, totalement désintéressée : désabonnez-vous tout de suite. Cette lettre n’est pas faite pour vous."…

D’un point de vue fondamental, le terrain reste positif pour l’or
La production d’or est insuffisante par rapport à la demande en hausse constante ; nous nageons dans un océan de liquidités qui engendre bulle sur bulle, les monnaies font la course à la dépréciation et l’inflation menace ; nous sommes économiquement embourbés pour un bon bout de temps avec des dettes souveraines écrasantes…

Voilà un cocktail plutôt dangereux pour votre patrimoine. A moins qu’il ne soit un minimum investi en actifs tangibles, or en tête. L’or reste un actif clé qu’il faut à mon avis détenir en portefeuille. Et ceci, aussi longtemps que les taux d’intérêt resteront bas.

D’ailleurs, ce sont précisément ces mêmes raisons qui poussent les banques centrales à acheter aujourd’hui de l’or.

Voilà pour le panorama global. En quelques mots…

Maintenant, pas de doute, nous sommes actuellement dans une consolidation temporaire.

Jusqu’où l’or peut-il baisser ?
Jusqu’à présent, la moyenne mobile à 144 jours (située actuellement à 1 312 $) a été un support d’une extrême efficacité.

Elle a une nouvelle fois prouvé sa solidité, puisqu’elle a interrompu violemment la glissade de l’or jeudi dernier. L’once a fortement rebondi sur ce niveau support.

Regardez :

<img height="448" alt="L'or a fortement rebondi au contact de sa moyenne mobile

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