Accueil Energies et transportsDrones & futur de l'aéronautique Le taxi volant de Bell en taille réelle

Le taxi volant de Bell en taille réelle

par Vanessa Popineau

En 1997, dans Le Cinquième Elément, Luc Besson imaginait une ville ultra-futuriste hérissée de gratte-ciel plus hauts les uns que les autres. 2263 et son vertigineux dédale urbain… Et, pour s’y déplacer en tout simplicité, quoi de mieux qu’un taxi volant ? De la fiction à la réalité, il n’y a souvent qu’un pas. Jeu de jambes que s’apprête à réaliser le constructeur d’hélicoptères américain Bell, en partenariat – toutefois l’espère-t-il – avec le leader du VTC, Uber…

Force est de le reconnaître, le projet a quelques années d’avance sur le film. Les taxis volants Nexus devraient démarrer leurs premiers vols d’essai dès 2020… Alors, même si vous ne verrez probablement pas Korben Dallas, alias Bruce Willis, au volant de sitôt, le moment est venu de nous intéresser au sujet.

Nexus : jolie maquette mais doit faire ses preuves

Déjà présenté à Las Vega, lors de l’édition 2018 du CES, le projet Nexus de Bell s’est davantage dévoilé cette année. Si le modèle présenté s’est donné à voir sous un jour plus finalisé, ce dernier n’est cependant pas encore fonctionnel. Il demeure pour l’instant au stade de la maquette, les premières preuves de vol, même annoncées pour mi-2020, nous paraissent encore lointaines.

Malgré tout, l’esthétique, pour sa part, semble bien aboutie. Superbe. A mi-chemin entre l’hélicoptère et le drone, l’aéronef, peut embarquer jusqu’à cinq personnes. Doté de six rotors orientables, décollage et atterrissage se font à la verticale. Nexus, qui devra embarquer de l’IA pour répondre au cahier des charges d’Uber, renferme dans son moteur un système de propulsion hydride (électrique/thermique) développé par le groupe français Safran Helicopter.

Pour Mitch Snyder, P-DG de Bell, c’est une évidence : « Lespace manque de plus en plus au niveau du sol, c’est donc dans la dimension verticale que nous trouverons des solutions aux défis du transport – et c’est là que la vision de mobilité sur demande de Bell se concrétisera. » Reste encore à obtenir les autorisations. 

Cela étant, le concept n’est pas nouveau et l’entreprise n’est pas seule sur ce créneau… D’ailleurs rien ne dit qu’Uber choisira Bell pour lancer sa flotte de taxis aériens. En effet, bien d’autres concurrents sont sur les rangs (avec ou sans Uber d’ailleurs), avec des projets plus ou moins avancés. Je pense notamment aux avionneurs Boeing et Airbus mais aussi, dans l’automobile, à Rolls-Royce ou encore Aston Martin.

Rien n’est donc encore fait. Et il y a encore beaucoup à dire sur le sujet…

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