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Malgré le krach, ce n’est pas la fin de la tech

par Ray Blanco
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Le Nasdaq est en baisse de plus de 25% depuis le début de l’année. Doit-on déjà prévoir des faillites en chaîne et un effondrement encore plus catastrophique du secteur de la tech dans les prochains mois ? Ce pessimisme est plutôt à relativiser : si la période est difficile, le futur reste très prometteur pour les innovations. Et même les phases de chute des marchés ont leurs points positifs…

Dans le bain de sang du marché actuel, notamment pour les techs en phase d’amorçage, il n’est pas inutile de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur. Impossible de nier que les startups technologiques ont connu une décennie historique. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin.

Ce gigantesque marché haussier s’est amorcé il y a treize ans, environ, et il a été encore plus exacerbé par la pandémie de Covid-19, en partie responsable de l’envolée de bon nombre de valeurs technologiques.

Pour n’en citer que quelques-unes, des actions telles que Zoom Video Communications, Inc. (NASDAQ : ZM), Peloton Interactive, Inc. (NASDAQ : PTON) et Moderna Inc. (NASDAQ : MRNA) ont toutes enregistré des rallys vers des plus-hauts historiques, au paroxysme de la pandémie.

Bien qu’il ne s’agisse pas de startups au sens propre, ces entreprises cotées en Bourse illustrent bien les gigantesques rallys réalisés par les valeurs technologiques tout au long de cette décennie.

Les startups non cotées également dans la tourmente

Et même si le reste du marché subit sa part de turbulences, les investissements orientés tech subissent depuis plusieurs mois un douloureux retournement qui est en train de défaire les fortunes de bon nombre de fondateurs et d’investisseurs.

Et cela ne concerne pas que la Bourse ! Les startups non-cotées et extrêmement surévaluées font face à un douloureux retour à la réalité dans le contexte actuel.

Un peu partout, dans le secteur, se multiplient des licenciements, des investisseurs soupçonneux, une fuite des capitaux et un plongeon de leur valorisation

Un peu partout, dans le secteur, se multiplient des licenciements, des investisseurs soupçonneux, une fuite des capitaux et un plongeon de leur valorisation.

Par conséquent, beaucoup de sociétés de capital-risque constatent une chute de leurs portefeuilles contenant énormément de startups.

En début de mois, SoftBank Group Corp. a annoncé enregistrer une perte de 26,2 Mds$ sur son vaste portefeuille d’entreprises technologiques au T1 2022.

C’est dur… Et les dégâts ne s’arrêtent pas là… Selon PitchBook, fournisseur de données financières, les investissements du secteur du capital-risque ont chuté de 26% au cours des trois premiers mois suivant le 4e trimestre 2021.

Plus je lis de choses à ce propos, plus je vois se profiler une comparaison avec le krach des dot-com, il y a vingt ans.

Pourtant, je ne crois pas que cela corresponde à ce que nous vivons en ce moment…

Certes, les sociétés de capital-risque et les petits investisseurs ont investi à tour de bras dans les valeurs technologiques, même dans celles qui n’avaient pas grand-chose à voir avec les technologies, mais étaient cataloguées comme telles. Or ces entreprises commencent à avoir des ennuis.

Mais c’est ce qui arrive quand on investit des sommes illimitées dans des entreprises qui n’en sont qu’à leurs débuts.

Trop d’argent réduit la qualité des investissements

Confrontées à une pression grandissante pour qu’elles enregistrent de la croissance, beaucoup de startups ont fébrilement recruté et réalisé des acquisitions. Dans ces circonstances, il n’est pas rare de constater que la qualité du travail se détériore.

Certaines acquisitions n’étaient pas bien pensées, des dirigeants éparpillés ont brûlé trop de cash, et ainsi de suite. Scénario classique (dont Arthur Toce vous parlait déjà il y a quelques jours avec son « Théorème du mammouth »).

Certaines acquisitions n’étaient pas bien pensées, des dirigeants éparpillés ont brûlé trop de cash, et ainsi de suite

Je sais que cela peut paraitre assez négatif, mais il y a un bon côté : même s’il est vrai que toutes les entreprises technologiques ne se valent pas, la technologie, elle est éternelle.

On aura toujours besoin de nouvelles découvertes technologiques susceptibles d’améliorer la vie des gens, partout dans le monde. Toute les startups ne survivront pas, loin de là, mais celles qui survivront s’y emploieront assurément.

Le marché des technologies a sans cesse démontré sa résilience, et je ne crois pas que ce soit différent, aujourd’hui. Certaines de ces startups technologiques en difficulté peuvent régler énormément de problèmes en freinant simplement des dépenses futiles.

Et des recrutements et acquisitions mieux réfléchis peuvent également être très bénéfiques.

L’argent modifie la façon dont les gens raisonnent et prennent des décisions. S’ils ont moins de capitaux à leur disposition, les dirigeants devront agir bien plus stratégiquement pour tirer le meilleur parti de ces fonds limités.

Et cela devrait aboutir à des prises de décisions plus solides et, en fin de compte, se traduire par de meilleurs résultats financiers.

Alors n’excluez pas tout de suite les technologies, car je crois qu’elles n’ont pas encore dit leur dernier mot.

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