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Médecine – Kiwi : la puce qui veut réparer notre cerveau

par Vanessa Popineau
Puce Kiwi

Dispositif Kiwi. Crédit : Ni2o

 

Avec la puce Kiwi, développée par Ni2o (Neuron Input to Output), la sclérose en plaques, Alzheimer, Parkinson et même la dépression pourraient bien devenir de l’histoire ancienne. Et ce, très prochainement.

Il paraît que l’âge c’est dans la tête. Un état d’esprit, en somme. Pourtant, il arrive que la tête ne suive pas. En effet, qu’on l’accepte ou non, le vieillissement affecte notre cerveau. Pire, plus nous prenons de l’âge, plus les maladies neurodégénératives nous guettent. Mais ne perdons pas espoir pour autant… La puce Kiwi pourra peut-être nous en guérir.

En effet, cet implant cérébral aspire à communiquer avec nos neurones, pour mieux les stimuler. Plus exactement, comme l’expliquait dans les colonnes du Point son créateur Newton Howard, il s’agit d’une “interface digitale cérébrale avec des qualités thérapeutiques qui, dans certaines conditions peut atténuer les effets des maladies neurodégénératives telles que Parkinson.”

Un implant pour réparer les troubles du cerveau

Pour cet ancien du MIT, créateur du Mind Machine Project et chercheur à Oxford, qui est également passé par Intel et Qualcomm, il n’est pas question de cerveau augmenté, mais bien de cerveau réparé. Le dispositif repose sur deux éléments : un micro-implant neuronal rechargeable (en nanotubes de carbone) et une application mobile.

Comment ça marche ?

Pour commencer, il faut d’abord pratiquer l’implantation. Mini-invasive, elle se fait par la cavité nasale et ne dure pas plus de deux heures. Ensuite, une fois l’interface neuronale en place, la liaison cerveau-machine, directe, peut s’établir. Et, pour ce faire, Kiwi utilise des impulsions électriques pour stimuler les neurotransmetteurs défaillants. De cette manière, elle nous promet de regagner en capacités cognitives.

Grâce à sa surface en nanocarbone, la partie hardware (la puce) échange avec les neurones. Elle récupère les signaux ainsi captés et peut également envoyer des impulsions électriques. Pour ce faire, la partie software (l’application mobile), chargée de récupérer les informations fait office de station de commande. Ce qui permet de passer à l’étape réparation en stimulant les zones déficientes.

C’est prometteur et encourageant mais, pour l’heure, nous n’en sommes qu’au stade du prototype. Ceci dit, signal intéressant, le projet, incubé en France à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, bénéficie du soutien financier de la banque d’investissement Bpifrance, à hauteur de 1,6 M€. Last but not least, les applications de cette technologie vont bien au-delà du secteur médical. Newton Howard estime par exemple qu’elle a parfaitement sa place dans une voiture autonome ou pour la sécurisation de datas. Il ne lui reste plus qu’à faire ses preuves…

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