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Neuralink : révolution ou arnaque ?

par Ray Blanco
Neuralink Elon Musk

Fin août, Elon Musk a donné au monde entier des nouvelles de Neuralink, sa troisième entreprise la plus célèbre.

Musk veut fusionner nos esprits avec l’intelligence artificielle

En résumé, Neuralink veut développer une puce implantable dans le cerveau, susceptible d’aider à traiter toutes sortes de problèmes cérébraux, y compris des affections telles que la maladie de Parkinson.

Vous avez été nombreux à m’écrire pour me demander ce que j’en pensais. Je suis un grand fan des entreprises d’Elon Musk.

Cet ingénieur brillant, communiquant de premier plan – qui a révolutionné le secteur spatial –, est un pionnier du Halo-Fi, est très bien placé dans le domaine du véhicule électrique et autonome malgré les excès boursiers actuels.

Mais là je crois quand même qu’il se fiche un peu de nous… Je vais vous expliquer pourquoi.

Un nouveau prototype d’interface cerveau-machine ?

Le nouveau prototype 0.9 est bien plus compact : à peu près de la taille d’une pièce de 25 cents, seulement. Et, contrairement au prototype de l’an dernier, on ne peut pas savoir qu’il y a un implant, à moins de rechercher la cicatrice.

puce neuralink en image

L’équipe de Neuralink a imaginé que la puce implantée dans une personne pourrait stocker et repasser des souvenirs, ordonner à une voiture de venir chercher la personne, et même signaler si une personne est victime d’une crise cardiaque.

Mais la question est la suivante : y parviendra-t-elle un jour ?

Malgré tout le buzz autour de la démonstration du 28 août… l’équipe n’a vraiment rien montré de nouveau.

Les interfaces cerveau-machine existent depuis plus de 40 ans, environ. De plus, certains chercheurs ont déjà réussi à résoudre les problèmes décrits par Musk en utilisant une interface cerveau-machine.

En 2002, un homme aveugle a été doté d’une interface cerveau-machine et il a pu conduire une voiture sur un parking. En 2005, un homme tétraplégique a pu contrôler un bras artificiel grâce à une interface cerveau-machine. En 2015, un homme quadriplégique a utilisé une interface cerveau-machine pour contrôler un F-35 lors d’une simulation sur ordinateur.

Musk veut fusionner nos esprits avec l’intelligence artificielle (IA) car il a peur du jour où l’IA deviendra plus intelligente que nous.

Mais il est peu probable que cela arrive de sitôt, voire un jour.

L’intelligence consciente n’est pas quelque chose que l’on peut créer à partir d’un circuit électronique.

Il y a également énormément d’obstacles, sur le chemin de Neuralink, qui n’ont pas été résolus au départ.

Comment cela ? Pas d’essais cliniques ?

La société a déclaré qu’elle n’était pas encore prête à lancer des essais cliniques, ce qui devrait être la prochaine étape logique, dans ce processus.

En outre, une grande partie des problèmes actuels, posés par les interfaces cerveau-machine, n’a pas été abordée lors de la démonstration.

La dernière démonstration de Neuralink n’a pas apporté grand-chose pour ce secteur

Par exemple, il existe énormément d’inquiétudes, à l’heure actuelle, concernant les effets secondaires au bout de plusieurs années suivant l’implantation du dispositif. Le cerveau est un environnement corrosif, et tout dispositif ayant une durée de vie inférieure à dix ans serait inacceptable. Sans parler des problèmes de cicatrisation des tissus, et autres complications provoquées par la présence d’un corps étranger.

Conclusion, la démonstration d’août n’a en vérité pas apporté grand-chose pour ce secteur.

Certaines universités et entreprises, partout dans le monde, font du bon boulot.

Musk affirme que Neuralink est mieux que tout ce qui existe à l’heure actuelle… mais il ne peut pas le prouver.

On ne saura rien jusqu’à ce que ce soit évalué dans le cadre d’essais réalisés sur des humains. Or, aucune date n’a encore été fixée à cet égard.

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1 commentaire

CHRISTIAN GUERIN 4 octobre 2020 - 2 h 55 min

Créer un interface cerveau-machine, c’est donner la possibilité au cerveau de contrôler la machine et à la machine de contrôler le cerveau.
On peut imaginer les applications multiples de ce programme, surtout lorsque la machine est une intelligence artificielle ou un ordinateur quantique avec sa vitesse de calcul et ses capacités combinatoires.
Le mariage du cerveau et de la machine fait partie du projet transhumaniste qui n’est peut-être qu’une étape vers un posthumanisme où la machine s’affranchirait de l’homme.
A ce sujet, il serait intéressant de créer un interface machine-machine.
L’entreprise Neuralink mérite d’être développée dans ce sens.

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