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Notre-Dame : dix années de cartographie laser minutieuse aideront à la reconstruction

par Vanessa Popineau
image 3D notre-dame de paris

Un lundi soir à Paris, le feu. Le choc est total. L’événement a surpris, d’abord par son ampleur. On la pensait pourtant immunisée tant aux ravages du temps qu’aux aléas climatiques, elle qui a passé les siècles sans perdre de sa superbe. Intouchable. Imprenable. Presque immuable. Et pourtant… la cathédrale Notre-Dame de Paris, l’un de nos plus beaux joyaux gothiques, a été ravagée par les flammes.

Les Parisiens comme les touristes, les célébrités comme les anonymes, la France comme la communauté internationale, nous avons tous assisté en direct, impuissants, à l’embrasement du cœur de La Cité. La perte est considérable.

Mardi, jour de cendres. Le brasier n’a pas encore totalement refroidi que déjà les dons, par centaines de millions, affluent. Des plus grosses fortunes de France aux bourses plus modestes, sans oublier nos fleurons industriels nationaux.

Décapitée, noircie, défigurée par les flammes qui battaient fort lundi sous sa charpente mais, finalement, toujours debout. On pense déjà à la reconstruction du monument. Mais celle-ci ne s’annonce pas si facile tant l’architecture de Notre-Dame de Paris est sophistiquée.

Notre-Dame : l’heure de la reconstruction

Pourtant, tous les espoirs semblent permis. Et certains d’entre eux reposent sur les travaux de feu Andrew Tallon, un professeur d’art du Vassar College (Etats-Unis) qui a passé une dizaine d’années à cartographier la cathédrale sous toutes les coutures. Une contribution inestimable aujourd’hui.

En juin 2015, il expliquait sa démarche au National Geographic:

Du temps, une méthode de relevés rigoureuse et fastidieuse couplée à un peu technologie (laser + appareil photo) lui ont permis de balayer l’ensemble du monument dans ses moindres détails. Résultats ? Des scans en 3D dont la précision est quasi-parfaite, “à 5 millimètres près” selon le chercheur disparu en novembre dernier.

Comme on peut l’apprendre dans la vidéo ci-dessus, Andrew Tallon a cherché à entrer dans la tête des bâtisseurs de l’époque. L’idée ? Comprendre comment ce genre de structures a pu être érigé et, surtout, tenir dans le temps et ainsi passer les siècles.

Mais Notre-Dame de Paris, on le sait, ne s’est pas faite en un jour, il a d’abord fallu 107 ans. Puis, d’autres générations de bâtisseurs y ont ajouté leur pierre. On doit par exemple la flèche de Notre-Dame à Viollet-le-Duc (XIXe siècle). C’est à notre tour aujourd’hui et le travail de Andrew Tallon peut considérablement nous y aider. Merci.

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1 commentaire

Philippe DARROUX 7 mai 2019 - 15 h 53 min

Extraordinaire, Merci de l´avoir diffuser et un HUGE THANK YOU a cet Americain, genereux de son teöps pour ses 10 ans passes a la realisation de cette oeuvre sur Notre-Dame, nous lui devons un grand remerciement tous ensemble, Francais, Chretien et admirateurs des constructeurs de Catedrales venant du monde entier.

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