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Oubliez SpaceX, voici le vrai gagnant de la course à l’espace

par Ray Blanco
investir Aerojet Rocketdyne Bourse

[Les milliardaires Richard Branson (Virgin Galactic) et Jeff Bezos (Blue Origin) ont ravivé l’intérêt ambiant pour l’économie spatiale. Elle est au beau fixe et attire plus que jamais les capitaux. Mais, le plus vaste potentiel que recèle le secteur ne se trouve pas forcément là où on le croit… En fait, qu’il s’agisse d’envoyer un satellite, des gens ou du fret en orbite, il faut d’abord disposer du propulseur permettant de le faire. Oubliez SpaceX, voici le vrai gagnant de la course à l’espace…] 

Si la course à l’espace n’est pas bien nouvelle, force est de le reconnaître, elle a pris un sacré coup de projecteur cet été en devenant le nouveau terrain de jeux des milliardaires de la tech. Deux premiers touristes spatiaux, les richissimes Richard Branson (Virgin Galactic) et Jeff Bezos (Blue Origin), s’étant d’ores et déjà offert une première petite virée suborbitale sous une belle voute médiatique… De quoi ravir le secteur qui fait dorénavant le plein d’investisseurs. Les SPAC spatiales, par exemple, sont en plein boom…

L’économie de l’espace se prépare à atteindre la stratosphère

Et certains l’affirment déjà, le plus grand potentiel du secteur se trouve dans le tourisme spatial – lequel a bien plus à nous offrir que des distractions un peu trop m’as-tu-vu… Le tourisme spatial donc mais aussi le transport de fret dans l’espace. 

Clairement, l’enthousiasme ambiant pour l’économie spatiale est au beau fixe. Il attire les capitaux… Et vous, investisseur particulier ? Qu’en est-il de vous ? Vous voulez en être ? Eh bien c’est là que les choses se compliquent…

Quand on veut investir dans les valeurs spatiales, il y a énormément de paramètres à prendre en compte. SpaceX et Blue Origin, par exemple, ne sont pas encore cotées en Bourse. Virgin Galactic alors ? Mouais. L’action a certainement donné tout ce qu’elle avait à donner (pour l’instant) en juillet dernier lors de l’escapade spatiale de son patron Richard Branson. Depuis elle a pas mal corrigé sous le poids des prises de bénéfices – ce qui est bien normal après tout.

Cela étant dit, rassurez-vous, les occasions d’investir ne manquent pas. Au contraire. Le secteur recèle de petites pépites prometteuses qui ne demandent qu’à intégrer votre portefeuille. Encore faut-il les déceler… car il est vrai qu’on ne sait plus vraiment où donner de la tête en ce moment. Heureusement pour vous, j’ai découvert un moyen d’en profiter – et peut-être même mieux qu’en investissant sur le trop mainstream SpaceX.

Vous êtes prêt ? Allons-y.

La course à l’espace se joue bien sur Terre

Pour commencer sachez que, selon moi, le plus vaste potentiel du secteur ne se trouve pas forcément là où on le croit… En vérité, il pourrait bien d’abord se trouver sur… Terre. Car, oui, en ce moment, partout sur notre bonne vieille planète bleue, des personnes cherchent à résoudre des problèmes en se tournant vers l’espace.

Vous n’avez sans doute pas encore entendu parler de ces ingénieurs, ni des entreprises pour lesquelles ils travaillent… enfin, pour le moment. Mais cela devrait vite changer. J’en suis persuadé.

Je m’explique. Selon la Harvard Business Review, la somme générée par l’économie spatiale en 2019 est estimée à 366 Mds$. BofA Securities (Bank of America Merrill Lynch), pour sa part, estime que, au cours des trente prochaines années ce chiffre devrait atteindre les 3 000 Mds$. L’économie de l’espace se prépare donc à atteindre la stratosphère.

Aujourd’hui, un segment spécifique de cette économie touche son point d’ébullition : ce que l’on appelle le « Space for Earth », le spatial pour la Terre. En 2019, près de 95 % des revenus de l’industrie spatiale dans son ensemble provenaient de ce segment.

économie services terrestres spatiaux

Revenus attendus dans le domaine des services terrestres spatiaux

Le Space for Earth, vous l’aurez compris, regroupe toutes les technologies basées dans l’espace pour lesquelles les habitants de notre planète sont prêts à payer : un accès à Internet ultrarapide grâce à la constellation grandissante de Starlink, ou du tourisme spatial grâce à Virgin Galactic. Tous les services basés dans l’espace qui peuvent servir à améliorer la vie sur Terre, en somme.

Le Space for Earth devrait progresser à vitesse grand V dans les années qui viennent

Ce secteur devrait progresser à vitesse grand V dans les années qui viennent. Il est très enthousiasmant. Mais il en existe un autre qui l’est tout autant, voire plus encore, et il relève plus du domaine militaire que civil… Il s’agit des contrats de la Défense. Oui, vous avez bien lu.

Ces marchés attribués par le gouvernement des Etats-Unis se traduisent souvent par le versement de milliards de dollars aux entreprises concernées. Et l’U.S. Space Force (force spatiale des Etats-Unis), créée par le gouvernement Trump, pourrait voir ses dépenses bondir au cours des deux prochaines années.

En 2021, le budget envisagé pour l’U.S. Space Force s’élève déjà à 15 Mds$, sur l’exercice budgétaire. Même s’il paraît considérable, ce budget peut encore énormément augmenter…

Pour vous resituer le contexte, il représente un dixième du budget affecté à l’U.S. Air Force (Armée de l’Air américaine), la branche « sœur » de l’U.S. Space Force.

Des centaines de milliards de dollars sont disponibles, prêts à être dépensés, et une entreprise en particulier semble très bien placée pour profiter d’une grande partie de cette manne. En fait, qu’il s’agisse d’envoyer un satellite, des gens ou du fret dans l’espace, il faut d’abord disposer du propulseur permettant de le faire. Et c’est précisément là qu’Aerojet Rocketdyne entre en scène.

Un acteur clé de l’industrie spatiale américaine

Depuis ces débuts, Aerojet Rocketdyne est considéré comme un acteur clé du programme spatial américain. Au milieu des années 1960, l’entreprise était pratiquement l’unique fournisseur de moteurs pour les fusées américaines. Elle a même construit le moteur F-1 de la fusée Saturn V – celle-là même qui a permis de transporter les astronautes sur la Lune.

Aujourd’hui, c’est le plus grand fabricant au monde de fusées et de propulseurs. Entre autres références, cette société a également contribué à faire atterrir le rover sur Mars et elle fait partie des fournisseurs clés des moteurs destinés à l’énorme fusée que la NASA a l’intention d’envoyer sur la Lune.

Cerise sur le gâteau, Lockheed Martin a émis l’intention de la racheter d’ici la fin de l’année. Pour Aerojet Rocketdyne, cet accord a énormément d’importance.

Voilà une entreprise à suivre de très près

Lockheed Martin, leader US de la Défense et de la sécurité oblige, a déjà un pied dans l’U.S. Space Force. L’entreprise ayant remporté un marché de 4,9 Mds$ en vue de produire trois exemplaires de la nouvelle génération de satellites appartenant au programme NG-OPIR (« Next-Generation Overhead Persistent Infrared »), pour l’U.S. Space Force.

Aerojet Rocketdyne devrait par ailleurs aider Lockheed Martin à étendre ses activités spatiales et à décrocher encore plus de contrats du gouvernement américain. Cela change la donne pour les deux entreprises et offre de toutes nouvelles perspectives. Le potentiel est tout simplement énorme.  Et avec l’expansion de l’U.S. Space Force et le développement de nouveaux marchés, voilà une entreprise clé, à suivre de très près dans un secteur en pleine effervescence…

Attention: cet article n’est pas une recommandation d’investissement. C’est tout simplement une belle une idée à creuser. 

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2 commentaires

LEQUEUX 27 août 2021 - 20 h 30 min

pas de commentaires speciaux………………..!

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LEQUEUX 27 août 2021 - 20 h 33 min

TRES INTERESSE PAR VOS ARTICLES TECHNIQUES SUR SUR LA COQUETE DE L’ESPACE ET DES GAINS REALISABLES, AL CLEF…………..

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