Accueil Nouvelles technologies Retour en force d'un pestiféré. Et il va même vous faire gagner de l'argent…

Retour en force d'un pestiféré. Et il va même vous faire gagner de l'argent…

par Isabelle Mouilleseaux

La Chine est une puissance économique et industrielle en construction dont les besoins sont — et seront, de plus en plus énormes. Tout le monde le sait.
Or, la matière première dont il est question est incontournable à la croissance chinoise. Sa puissance économique et industrielle n’aurait même pas pu voir le jour sans elle. On touche aux fondements mêmes de l’activité économique et industrielle chinoise. Vous avez devinez ?
Je vous donne quelques indices…
C’est une énergie qui couvre l’essentiel des besoins en électricité de la Chine. Besoins gigantesques puisque cette jeune puissance est déjà le deuxième plus gros pays consommateur d’énergie au monde. Vous avez trouvé ? Pas encore. Je vous mets sur la voie…
C’est une horrible chose, noire, sale, extrêmement polluante, qui dégage des millions de tonnes de CO2 chaque année, et qui nous étouffe lentement… mais sûrement. Elle a tué et tue encore des milliers de mineurs pris au piège au fond des galeries !
Si vous pensiez que ce cauchemar n’existait plus depuis longtemps. Qu’il ne s’agissait que de vieilles réminiscences du XIXème siècle et de l’ère de l’industrialisation… traînant au fin fond de votre mémoire. Détrompez-vous ! Il revient sur le devant de la scène.
Oui, c’est bien le charbon. Vous l’avez deviné…
Le charbon est le coeur du mix énergétique chinois !
Ah, cela me rappelle mon enfance… Ces seaux à charbon que je devais remplir et rapprocher du fameux poêle Godin qui chauffait notre maison de campagne alors…
A chaque fois que je sortais de la grange avec ces seaux, j’étais noire ! Les mains, les pieds… et cela laissait des traces partout dans la maison si vous n’y preniez garde.
Avec mon frère, c’était à celui qui remplissait les seaux le plus vite. Vous imaginez un peu le nuage de poussière qu’on soulevait dans notre course effrénée !
La Chine en est le plus gros producteur mondial de charbon
Elle a extrait 2,38 milliards de tonnes de charbon de ses sous-sols en 2006. C’est le double de ce que produisent les Américains. Tous les 3 jours, la Chine ouvre une centrale à charbon flambant neuve ! Et d’ici à 2011, elle aura accru sa production annuelle de 800 millions de tonnes. Cela suffira-t-il ? Plus de 3 milliards de tonnes au total ? Rien n’est moins sûr…
Parenthèse : les feux incontrôlés qui prennent régulièrement au fond des mines chinoises vétustes et insalubres brûlent en moyenne 100 millions de tonnes de charbon par an. Et ces incendies sont parmi les évènements ponctuels les plus producteurs de CO2 et donc de gaz effet de serre pour notre planète…
La Chine est aussi le plus gros consommateur mondial de charbon.
Elle ingurgite la quasi-totalité de sa production. Jusqu’à très récemment, elle exportait pour la forme quelque 70 millions de tonnes de charbon. Une broutille…
Mais sa production intérieure ne lui suffit plus dorénavant. En effet, la demande intérieure chinoise pour l’énergie est en hausse de 15% et la demande de charbon croît de 4% par an en moyenne. Et ce rythme devrait se maintenir au moins jusqu’en 2010. N’oubliez pas que 80% de l’électricité chinoise vient des centrales à charbon.
Du coup, la Chine est devenue importateur net depuis 2006 — et cette situation perdure sur 2007. Premier fournisseur de charbon à la Chine : l’Australie — qui tire les marrons du feu. Allez donc voir quelles sont les petites minières qui extraient le charbon des sous-sols australiens. Il y a là un beau potentiel à saisir !
Conséquence de cette nouvelle situation ?
Le marché de l’offre et la demande se déséquilibre et le prix du charbon s’envole à 80 $ sur le marché à terme londonien. Touchant des plus hauts historiques !
Et le Japon veut être de la partie.
Comme si cela ne suffisait pas, le Japon en rajoute ! Plus gros importateur mondial de charbon (115 millions de tonnes), ses besoins s’envolent depuis avril, suite à la fermeture de sa deuxième centrale nucléaire.
Et maintenant, les forces de la nature s’en mêlent. Avec la fermeture d’une nouvelle centrale nucléaire cette semaine pour cause de tremblement de terre et de fuites radioactives…
La coupe est pleine. Le charbon va encore connaître une poussée sur les marchés
Le marché est énorme
Quelques chiffres encore : 40% de l’électricité mondiale est issue du charbon. Aux Etats-Unis, plus de la moitié de l’électricité vient du charbon. En Chine et en Australie, c’est 80 % de l’électricité qui en émane. En Afrique du Sud et en Pologne, plus de 90%. Vous comprenez pourquoi les USA, la Chine et l’Australie refusent de signer le protocole de Kyoto !
Et le Brésil, la Corée, l’Inde, économies en pleine croissance, voient aussi leur demande progresser fortement et régulièrement.
Il va falloir creuser et piocher de plus en plus pour satisfaire cette demande inexorablement croissante. Les Chinois se tuent déjà à la tâche. Au sens propre du terme. Les sous-sols polonais, russes et africains qui regorgent de charbon vont également prendre de la valeur !
Notre planète n’a pas finie d’étouffer…
Miser sur le charbon ?
Vous pouvez jouer la minière australienne. Vous pouvez aussi jouer le charbon via un tracker. Il doit bien y en avoir un sur le marché. Et vous pouvez aussi vous intéresser à China Coal Energy !
C’est le 2ème plus gros producteur chinois de charbon. Avec 140 millions de tonnes de charbon extrait ! Vous imaginez le morcellement de cette industrie !
Toujours est-il que cette « star » du charbon noir dont les réserves sont évaluées à 3,5 milliards de tonnes, va suivre l’exemple de sa concurrente n°1 Shenhua Energy : se faire coter en bourse à Shanghai et Hong-Kong. Objectif : lever 3 milliards de dollars pour financer sa croissance.
Inutile de vous dire qu’il va y avoir du monde au portillon… et que ce n‘est pas facile d’accès !
Je vous sens sceptique… je comprends. Le potentiel est là. Mais vous ne savez pas comment le saisir ! Demandez donc à Simone Wapler ! Elle fera partie de la croisière organisée par la Vie Financière en octobre prochain. Et elle répondra aux questions des heureux participants, sous forme d’ateliers sur les matières premières ou lors de dîners pris en commun. [NDLR : Il reste encore quelques places disponibles ! Pour plus de renseignements, cliquer sur ce lien…]
Mais ne vous inquiétez pas. Si vous ne pouvez pas partir en croisière avec Mme Wapler, vous pourrez si vous le souhaitez bénéficier de toutes ses recommandations concrètes et détaillées, y compris sur le charbon ! Et ce dès septembre. Encore un petit peu de patience… et plus aucune opportunité sur les matières premières ne vous échappera
!

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