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Semi-conducteurs : peut-on tirer parti de la pénurie ?

par Ray Blanco
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[Les délais d’approvisionnement en semi-conducteurs ne cessent de s’allonger. La pénurie mondiale n’en finit plus d’accabler les chaînes de production du monde entier. Pire, elle semble encore loin d’être derrière nous… La sinistrose s’installe à mesure que de plus en plus de secteurs sont touchés par les effets économiquement délétères de cette pénurie. Mais, si certains subissent la situation, d’autres en profitent. Et pas qu’un peu… Vous avez dit opportunité ?]

Depuis de nombreux mois, une pandémie bouleverse nos chaînes d’approvisionnement internationales. Le secteur des technologies est particulièrement touché… en manque d’un de ses composants les plus petits mais les plus importants : le semi-conducteur.

Bon nombre de secteurs subissent les effets économiquement délétères de cette pénurie

Cette pénurie mondiale n’en finit plus d’accabler les chaînes de production. Et ce, dans le monde entier. Les fabricants de produits électroniques ont du mal à satisfaire la demande. Pire, les technologies s’étant invitées dans presque tous les secteurs, le problème a tendance à s’étendre… et à durer !

Ainsi, bon nombre de secteurs subissent les effets économiquement délétères de cette pénurie. Les transports, les systèmes militaires, l’informatique et la santé (pour ne citer que ceux-là) s’appuient tous sur les semi-conducteurs, et ils ont tous rencontré des difficultés au cours de l’année écoulée.

Les fabricants d’équipements électroniques grand public, les constructeurs automobiles et même les spécialistes de l’électroménager sont, bien entendu, les premiers touchés.

Alors, comment cela se traduit-il, sur le marché ?

Semi-conducteurs, une pénurie à deux vitesses

Eh bien, pour commencer, revenons aux basiques : la loi de l’offre et de la demande. En ce moment, sur le segment des semi-conducteurs, celle-ci est totalement déséquilibrée. L’offre étant limitée et la demande galopante, les prix des composants électroniques flambent. C’est de la pure mécanique économique.

Conséquence : beaucoup d’entreprises tirent la langue. Elles ne pourront pas remonter la pente tant que la pénurie qui affecte leurs chaînes d’approvisionnement n’est pas résorbée…

Constructeurs automobiles, fabricants d’électroménager (entre autres) ont tous du mal à atteindre leurs objectifs de production.

Il y a ceux qui accusent le coup, et ceux qui en profitent

Et cela se traduit déjà dans leurs résultats…

Les constructeurs automobiles, par exemple, ont publié des résultats carrément décevants. Tous annoncent, plus ou moins de concert, une baisse de leurs chiffres d’affaires ainsi que des chiffres de production qui ne sont pas à la hauteur de leurs prévisions.

D’un autre côté, et cela ne vous aura pas échappé, tout va bien. Certains des plus grands acteurs du secteur des semi-conducteurs ont vu leurs actions bondir. Le contexte leur profite à plein. Des entreprises telles que Nvidia et Advanced Micro Devices enregistrent des performances incroyables.

Trier le bon grain de l’ivraie

Mais, si certains observateurs, dont le commissaire européen Thierry Breton, annoncent que « le pic est derrière nous », la fin de la pénurie, elle, n’est pas encore pour demain… Selon les estimations, nous ne devrions pas sortir de ce goulet avant 2023, peut-être même plus tard…

A priori, donc, la situation est en cours d’amélioration. Pour répondre à la demande, de nouvelles usines devraient sortir de terre. Mais, vous vous en doutez, cela prend du temps. Et cela a un coût. Aujourd’hui, pour construire une nouvelle unité de production de puces, il faut au moins deux ans et 10 Mds$. De fait, à l’heure actuelle, il faut faire des choix. Et certains composants sont plus privilégiés que d’autres. Il y a ceux qui sont rentables et ceux qui le sont moins.

Dans le secteur, la course à la finesse, par exemple, ne souffre d’aucun ralentissement. Comme je vous le disais dans un précédent article, nous sommes entrés dans « l’ère de l’angström » (0,1 nanomètre). Et c’est précisément sur ce segment, que le secteur capte le plus de capitaux actuellement. Les investissements affluent et ils sont énormes. Vous comprendrez donc pourquoi les fabricants de semi-conducteurs ont d’autres priorités que d’alimenter le secteur automobile, l’électroménager et consorts.

Certains composants sont plus privilégiés que d’autres

Que faire alors ? Ronger son frein en attendant que la situation se tasse ? Non. Surtout pas. En tant qu’investisseur, il me semble important de tirer parti de la situation. Car cela est tout à fait possible. Si vous souhaitez investir sur cette thématique, il faut d’abord bien garder en tête que l’industrie des semi-conducteurs est hyper-segmentée. Il y a les meneurs et les suiveurs. Les puces de pointe et les composants moins complexes. Charge à chacun de trier le bon grain de l’ivraie…

Alors, oui, cette pénurie sème le trouble dans l’économie mondiale, actuellement. Mais, elle charrie avec elle son lot d’opportunités. Je pense à cette petite valeur que je viens de rentrer en portefeuille qui développe un moyen révolutionnaire de booster le marché des semi-conducteurs –  même en ces temps de pénurie (oui, oui). Ou encore à cette technologie incroyable qui bouleverse déjà le secteur de la santé, mais qui pourrait aussi changer la donne sur les semi-conducteurs. Si le sujet vous intéresse, je vous invite à me rejoindre dans NewTech Insider USA…

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