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La ville intelligente, c'est maintenant !

par Cécile Chevré
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Mercredi dernier, nous avons commencé à évoquer la mutation progressive de nos espaces urbains en villes intelligentes, dites aussi « smart city« . Un concept certes marketing mais qui correspond à une véritable demande.
Alors que d’ici 2030, les villes devront accueillir 1,5 milliard d’individus supplémentaires, celles-ci doivent évoluer et s’adapter pour proposer des services et des infrastructures adaptés.
 

Car les villes sont de grandes consommatrices : de nourriture, d’eau, d’électricité et d’énergie en général, de produits de consommation, de services ou encore de loisirs

Car les villes sont de grandes consommatrices : de nourriture, d’eau, d’électricité et d’énergie en général, de produits de consommation, de services ou encore de loisirs. Ces centres urbains, il faut donc les nourrir, les approvisionner, les gérer en respect des ressources disponibles et de l’environnement. Et c’est là qu’intervient la ville intelligente.
Mais entrons dans le domaine du concret avec quelques exemples – parfois déjà mis en oeuvre – de ce qu’est et pourra être la ville intelligente.
La gestion intelligente des infrastructures
Et tout d’abord dans les transports, premier domaine d’application concret de la smart city. En recueillant des informations sur le trafic urbain, les transports en communs, les places de parking disponibles, les déplacements des piétons, la cité intelligente vous promet des applications permettant de prévoir, par exemple, à l’avance les bouchons et donc réguler en amont le trafic routier.
Mais aussi des applications fluidifiant la circulation des bus, vous prévenant de leur arrivée à un arrêt. Ou bien encore des applications capables de vous indiquer la place de parking ou le taxi disponible le plus proche.

Autre axe très concret de développement de la smart city, la gestion du réseau électrique et de distribution d’eau ou de gaz des villes

Autre axe très concret de développement de la smart city, la gestion du réseau électrique et de distribution d’eau ou de gaz des villes.
En la matière, le géant américain IBM, qui s’est lancé dans l’aventure, promet ainsi un réseau de distribution d’eau surveillé en permanence capable de s’adapter à la demande des consommateurs, de repérer des fuites – quand on sait qu’entre 20% et 70% de l’eau injectée dans le réseau urbain sont perdus à cause de ces fuites, on mesure l’ampleur de l’amélioration possible – ou encore de contrôler sa performance.
L’installation généralisée de compteurs électriques intelligents va dans le même sens du contrôle et de l’économie d’énergie.
A terme, le réseau d’éclairage public de votre ville pourrait s’adapter à la présence ou non de passants pour s’allumer, et votre poubelle envoyer un signal quand elle est pleine pour prévenir le service de nettoyage.
Faire de la ville un organisme autonome
Mais certains voient encore plus loin, anticipant une gestion totale de la ville, de ses aspects techniques à sociaux en passant par les questions de sécurité ou d’enseignement.
La ville, vue comme un immense organisme auquel il faudrait ajouter un « cerveau » informatique capable d’intégrer, mouliner, suggérer et gérer à partir des milliards de données fournies non seulement par l’environnement urbains mais par les habitants eux-mêmes.

Vous remarquerez que comme souvent dès qu’il s’agit de connectivité étendue, de big datas ou d’Internet des objets, on tombe très vite dans un futur à la Orwell

Vous remarquerez que comme souvent dès qu’il s’agit de connectivité étendue, de big datas ou d’Internet des objets, on tombe très vite dans un futur à la Orwell…
Les entreprises investissent dans la ville intelligente
Mais revenons au présent. Plusieurs initiatives sont déjà en cours et certaines villes se sont attribué la flatteuse épithète de « smart ». Parmi elles Rio de Janeiro, Singapour, Seattle, Boston, San Francisco, Auckland, Honk Kong… mais aussi Lyon, Montpellier ou encore Lille.

Le potentiel des smart cities est évidemment soutenu et encouragé par des grandes entreprises aussi bien de construction que de l’Internet, de Cisco à Siemens en passant par Microsoft ou IBM. Toutes y voient un véritable relai de croissance

Le potentiel des smart cities est évidemment soutenu et encouragé par des grandes entreprises aussi bien de construction que de l’Internet, de Cisco à Siemens en passant par Microsoft ou IBM. Toutes y voient un véritable relai de croissance. Big Blue affiche clairement ses ambitions dans ce domaine, voulant faire des villes intelligentes le 4e pilier de son développement dans les années à venir.
Pour cela, le géant américain a développé une plate-forme numérique globale de gestion des services urbains, dénommée Intelligent Operations Center qui permet la gestion du réseau de distribution de l’eau, des transports publics et des services d’urgence. Cette plateforme centralise des informations provenant de capteurs installés dans la ville mais aussi des utilisateurs ou encore des réseaux sociaux. Intelligent Operations Center est en test grandeur nature dans plus de 1 000 villes dans le monde, dont Montpellier.
En France, EDF, GDF, Suez, Orange, Veolia sont eux aussi sur les rangs pour proposer des solutions « intelligentes » aux collectivités locales.
Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?
La ville intelligente n’en est qu’à ses débuts mais ceux-ci sont prometteurs car ils répondent aux enjeux et défis que posent l’urbanisation et l’indispensable gestion des ressources (énergie, eau…). Les initiatives dans ces deux domaines sont donc les plus porteuses et les plus applicables à notre quotidien.
D’un point de vue d’investisseur maintenant, vous pouvez miser sur les grands noms qui s’investissent massivement dans la ville intelligente, tel IBM, tout en sachant que la smart city ne représente encore aujourd’hui qu’une toute petite partie de son chiffre d’affaires.
Dans Croissance & Opportunités, nous avons eu en portefeuille une des principales compagnies de distribution d’eau américaine, très impliquée dans la gestion intelligente de son réseau, AMERICAN WATER. Nous l’avons vendu sur un gain de 20% en septembre 2013 mais nous conservons précieusement un ETF thématique sur l’eau, regroupant les principales entreprises du secteur. Un investissement peu risqué qui s’approche des 20% de performance en un an.

Comment ne serait-ce qu’envisager une ville connectée sans un réseau Internet capable de supporter l’immense volume de données générées par cette surveillance et cette gestion ? Et comment se prétendre ville intelligente si on ne peut offrir un débit Internet suffisant à ses habitants ?

Autre secteur sur lequel vous pouvez investir pour miser sur la ville intelligente : celui des réseaux, et en particulier de la fibre optique très haut débit. Car comment ne serait-ce qu’envisager une ville connectée sans un réseau Internet capable de supporter l’immense volume de données générées par cette surveillance et cette gestion ? Et comment se prétendre ville intelligente si on ne peut offrir un débit Internet suffisant à ses habitants ?
IMB, GOOGLE et CISCO sont bien sûr des valeurs très présentes dans ce domaine mais, dans Croissance & Opportunités, j’ai fait le choix d’une plus petite valeur, une pure-player de la fibre optique très haut débit, un des premières à proposer des réseaux 100G aux villes et qui peut se targuer d’importants contrats avec les municipalités aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis. A découvrir en détail dans Croissance & Opportunités.

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