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Sucre : Enfin un marché baissier qui vous profite

par admin

“L’espoir est mince”.

Je ne vais pas vous parler aujourd’hui du chômage en France, de la fin de la guerre en Syrie, ni même de l’opportunité de voir un supporter du PSG boire un Vittel menthe un jour, mais du marché du sucre.

Oui, l’espoir est mince… d’assister sous peu à une remontée des cours du sucre. L’auteur de cette phrase n’est autre que l’Organisation Internationale du Sucre (ISO).

Comme vous pouvez le constater sur ce graphique, les cours du sucre, qui ont tutoyé les 30 cents la livre en 2011, connaissent depuis cette époque une chute quasi ininterrompue.

Titre : Cours de la livre de sucre en cents depuis 5 ans sur le CME

Comparaison des cours de BHP Billiton, Rino Tinto et d'Anglo American

Cliquez sur le graphique pour l’agrandir

L’ISO a revu à la hausse ce mois-ci, et pour la troisième fois de l’année, ses prévisions de récoltes mondiales pour la saison 2012-2013. Estimée à 8,63 millions de tonnes en février, elles sont désormais prévues à 9,98 millions de tonnes. Une hausse de 15% !

Les raisons sont simples, trois pays producteurs connaissent de très bonnes récoltes cette saison, le Brésil, la Thaïlande et le Mexique. Ces bonnes récoltes vont ainsi largement noyer le marché. En progression de 4,3% l’offre surpasse allègrement la progression de 2,2% de la demande mondiale.

Peu d’espoir à moyen terme également
Le plus terrible pour les producteurs, qu’ils soient planteurs de cannes ou de betteraves sucrières, c’est qu’ils ne peuvent pas se raccrocher à l’espoir que l’horizon s’éclaircisse à moyen terme. Toujours selon l’ISO, il se peut que le rétablissement des équilibres sur le marché du sucre n’intervienne qu’en 2014-2015, “en supposant que la croissance de la consommation annuelle de sucre progresse de 3,5 millions de tonnes, et que la production ne progresse pas fortement”.

La raison de cette lenteur est que le marché du sucre, et plus globalement des “soft commodities” comme le café ou le cacao, est constitué de petits producteurs, qui ne peuvent pas se permettre de ne pas vendre, ni même de réduire leur production.

Vous l’avez compris, ce n’est pas le moment d’investir sur un producteur de sucre. Par contre, cette déprime va donner du baume au coeur à d’autres producteurs, les producteurs d’éthanol.

L’éthanol, la porte de sortie du sucre
La particularité du marché des “soft”, c’est la faible élasticité de la demande. Une forte baisse des prix ne modifie pas fondamentalement la demande. C’est tout l’inverse des carburants. Ainsi les faibles prix du sucre vont permettre d’abaisser les prix de l’éthanol, ce qui va produire automatiquement un bond de la demande.

La progression de la consommation d’éthanol est attendue particulièrement forte au Brésil. On le sait, Brasília est le pionnier de l’industrie de l’éthanol, mise en place dans les années 1970 pour soulager un marché pétrolier plombé par deux chocs. Depuis, l’éthanol n’a cessé de se développer. Ce carburant représente aujourd’hui 30% du carburant des véhicules légers brésiliens.

Accélération de la production en 2013
Le gouvernement veut cette année aller encore plus loin, toujours désireux de réduire sa dépendance aux importations. Ainsi Dilma Rousseff, la présidente brésilienne, a annoncé un assouplissement des mesures contrôlant les prix du carburant dans le pays. Cette mesure doit permettre de rendre plus rentable la production d’éthanol. La production devrait ainsi progresser de 9% cette année.

Si vous rajoutez à cela des facilités de crédit et des exonérations accordées aux producteurs d’alcool de canne à sucre, on comprend l’engouement pour les producteurs d’éthanol cette année.

Aujourd’hui, la production d’une livre de sucre rapporte 0,17 dollar au producteur, contre désormais 0,19 pour un volume équivalent d’éthanol.

Mon conseil
Matières à Profits a investi en début d’année sur une des pépites de la Silicon Valley, qui a développé une technologie capable de transformer le sucre en alcool puis en carburant. Installée récemment au Brésil, cette valeur, déjà en hausse de 35% dans le portefeuille MAP, profitera désormais de la déprime des cours du sucre pour accroître d’autant plus ses marges.

Un autre moyen de profiter de la chute des prix du sucre est de miser sur un transformateur. Tout récemment, le développeur de terres en Amérique du Sud Adecoagro (AGRO:NYSE), au capital duquel on trouve Georges Soros, a amorcé un virage vers la transformation du sucre au Brésil. Il pourrait profiter à fond de la baisse des prix de la matière première.

Bon investissement.

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