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Supercalculateurs : IBM de nouveau au sommet

par Ray Blanco

340 tonnes de technologie, 800 m2 d’installation, 300 kilomètres de câbles de fibre optique, 4608 serveurs, 9 216 processeurs IBM, 27 648 cartes graphiques Nvidia… Le monstre qui bourdonne désormais dans les locaux du Oak Ridge National Laboratory est surtout capable de 200 quadrillions de calculs par seconde (soit 200 millions de milliard, 2 puissance 17) ! Le plus puissant supercalculateur du monde est de nouveau américain ! Baptisé « Summit », il éclipse le précédent champion du monde, le « Sunway TaihuLight », Chinois capable de réaliser seulement 93 quadrillions de calcul/seconde.

Les supercalculateurs sont devenus une brique vitale dans la course au développement technologique. Et depuis 6 ans, les Chinois faisaient la course en tête. Dans le Top 500 de novembre 2017 assuré par une association internationale, 252 étaient asiatiques (dont 202 en Chine), 143 américains et 93 européens.

L’Union européenne a annoncé en janvier 2018 un investissement d’1 Md€ pour développer et acquérir des superordinateurs de classe mondiale et vise à dépasser le mur de l’exascale (un milliard de milliard de calcul/seconde) en 2023. Mais qui sait où nous en serons en 2023.

Je ne m’étendrais pas ici sur les raisons précises pour lesquels ces supercalculateurs sont si importants dans la course à la puissance technologique. Sachez seulement que le fait de pouvoir traiter rapidement des sommes astronomiques de données est essentiel dans la recherche et l’entraînement des IA. Les témoignages présents sur le site du labo courent de la gestion de centrales nucléaires à la recherche contre le cancer.

Un moment parfait pour acheter cette valeur sûre des techs

Vous souvenez-vous de la dernière fois qu’un supercalculateur d’IBM a fait les gros titres de la presse ? Non ? Je vous l’accorde c’était il y a très longtemps. En 1997… L’ordinateur s’appelait Deep Blue et il avait battu le champion du monde des Echecs, Gary Kasparov. Déjà nous parlions d’intelligence artificielle…

Cette année-là, les actions d’IBM (IBM-Nyse) étaient passées de 34,19 $ le 30 avril à 52,31 $ en fin d’année. Pas mal… Un gain de 53%.

Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, sachez également que le département américain de l’Energie (U.S. Department of Energy) prévoit de faire appel à la puissance du petit frère de Summit, qui répond au doux nom de Sierra, au Lawrence Livermore National Laboratory. Cela pourrait être le début d’une cascade de commandes pour les supercalculateurs d’IBM.

Et si vous avez besoin d’un ultime argument, en voici un.

IBM est une valeur sûre, mais en début d’année, quand l’action était allée flirter avec les 170$, nombre de mes amis investisseurs considéraient que le cours était bien trop élevé au vu de l’activité économique réelle d’IBM.

Cette idée avait éloigné les investisseurs institutionnels et avait maintenu le cours des actions à la baisse en 2018. Mais le 19 juin, l’Utah Herald a rapporté que Marathon Capital Management, un important fond d’investissement, avait acheté 1,49 million de dollars d’actions IBM. Ce n’est pas grand-chose me direz-vous… Et pourtant, cela pourrait être l’étincelle qui déclenche plus d’investissement de la part des « zinzins » (ces fameux « investisseurs institutionnels »). Ce qui pourrait faire rebondir les actions IBM au second semestre 2018.

À l’heure où j’écris ces lignes le titre est à 141,15 $. Si la hausse de 50% de 1997 se reproduisait cette année, cela emmènerait l’action IBM a 218 $… Soit son sommet historique de 2013 !

Le cours d’IBM de 2004 à 2018.

Ce n’est qu’une intuition (sans doute, je vous le concède, cher lecteur d’outre-Atlantique, influencée par un brin de nationalisme économique…), mais je pense que c’est un excellent moment pour acheter IBM.

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