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Trois cafards technologiques à mettre de toute urgence en portefeuille

par Etienne Henri
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Après avoir découvert pourquoi les cafards sont de meilleurs investissements que les licornes, et comment identifier les plus beaux spécimens, place à la pratique.

Je vous propose aujourd’hui trois cafards technologiques à mettre en portefeuille sans attendre. Ils vous permettront de sécuriser vos investissements contre les effets de mode et les turpitudes boursières.

Krachs, booms économiques, conditions de crédit strictes ou souples, croissance et récession… ces entreprises ont tout connu. Dans les moments de crise, elles n’ont pas que survécu : elles ont consolidé leur position dominante et positionné leurs pions pour profiter du cycle économique suivant.

Microsoft : le cafard logiciel

Microsoft (NYSE : MSFT) est sans aucun doute le plus gros des cafards. En plus d’avoir toutes les qualités que nous évoquions hier, la firme de Redmond souffre d’une estime particulièrement faible chez les technophiles.

Produits connus pour être criblés de bugs, abus de position dominante, image de l’incarnation du mal dans les années 1990 : vous ne vous vanterez certainement pas dans les dîners de famille de posséder des actions Microsoft.

Pourtant, l’entreprise cofondée par Bill Gates a su, année après année, dorloter ses investisseurs. Un simple coup d’œil à l’évolution du titre montre à quel point investir dans Microsoft a été rentable par le passé. Même les sommets atteints lors de la bulle des dot.com ne représentent que 40 % de la valeur actuelle du titre !

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Depuis son IPO, Microsoft a rendu de nombreux investisseurs heureux.

En plus de récolter les fruits de son hégémonie sur le marché des systèmes d’exploitation et des outils bureautiques, le géant a su diversifier son activité numérique. Aujourd’hui, Microsoft est un acteur de poids dans le secteur du jeu vidéo avec sa console Xbox et dans les services cloud.

Sa croissance insolente s’est encore confirmée lors de l’annonce des derniers résultats trimestriels. Chiffre d’affaires à 33 Mds$ (en hausse de +14 %), bénéfice net de 10,7 Mds$ (en hausse de +21%), confirmation de la capacité à faire évoluer les ventes de sa suite Office vers des abonnements récurrents : tout est là pour justifier la forte hausse de l’action ces dernières années.

TSMC : au cœur des appareils électroniques

Mon second cafard technologique préféré est TSMC (NYSE : TSM). L’entreprise taïwanaise est le leader mondial incontesté de la fonderie de micro-processeurs. Elle occupe, et de loin, la première place du podium : selon TrendForce, elle s’accaparerait cette année 48,1 % des parts de marché, loin devant son concurrent Samsung toujours bloqué sous les 20 % de parts de marché.

Dans tous vos objets électroniques du quotidien, il y a très certainement une ou plusieurs puces sortant des chaînes de production de TSMC.

Si TSMC est un excellent cafard, ce n’est pas uniquement pour sa position de leader et son omniprésence dans nos objets du quotidien. L’entreprise réalise également l’exploit de se positionner simultanément sur le tout-venant des puces électroniques (ce qui lui assure un socle de revenus) et d’être à la pointe de l’innovation.Elle a annoncé il y a quelques jours augmenter ses investissements pour démultiplier ses capacités de production en 7nm et 5nm, voire 3nm. L’avance technologique du fondeur ne fait que se creuser, et l’entreprise va continuer à innover tout en étant une véritable machine à cash. Entre la fabrication de processeurs pour smartphones haut de gamme (comme ceux d’Apple) et le déploiement de la 5G, les chaînes de production de TSMC tournent à plein régime – et cela se constate également dans les comptes de l’entreprise.

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Le cours de l’action TSMC reflète bien l’évolution de sa performance économique. 

Ici encore, malgré une augmentation ininterrompue du prix de l’action, TSMC n’est pas dans une phase de bulle. Ses revenus augmentent régulièrement, et l’entreprise ne se paye que 23 fois ses bénéfices tout en offrant un dividende de 2,9 % par an. 

AT&T : le dinosaure devenu cafard 

Notre dernier cafard est AT&T (NYSE : T). Le plus grand fournisseur de services téléphoniques fixes et xDSL aux Etats-Unis a eu une histoire mouvementée. Créée en 1885 par Alexander Graham Bell, l’entreprise est devenue un géant industriel monopolistique qui fut démantelé dans les années 1980. Par le jeu des séparations et des rachats, AT&T Corp. fut rachetée en 2005 par l’une de ses propres spin-off. Outre son activité de télécommunication, elle s’est depuis différenciée dans les médias avec le rachat de Time Warner en 2018.

Vous avez suivi chaque épisode de Game of Thrones ? La série est désormais propriété d’AT&T. En voyage, vous allumez la télévision sur CNN ? La chaîne est également sa propriété. Vous êtes passionné de comics ? DC Entertainment est également dans l’escarcelle du groupe.

Communication, information, divertissement : impossible d’échapper à AT&T sauf à vivre coupé du monde – et cette diversification extrême porte ses fruits en termes financiers.

AT&T Inc. génère un chiffre d’affaires annuel de plus de 170 Mds$, en croissance de plus de 420 % sur les quinze dernières années.

L’entreprise, qui a mis à jour ses prévisions à l’occasion de l’annonce des résultats trimestriels lundi dernier, continue de prévoir de beaux résultats. Elle devrait dégager, l’année prochaine, un bénéfice par action de 3,7 $ et en reverser la moitié sous forme de dividende.

AT&T, qui a survécu à deux guerres mondiales, à l’arrivée d’Internet et à d’innombrables revirements législatifs, est le cafard par excellence. La vieille dame de 134 ans fait d’ailleurs preuve de discrétion et reste ignorée de la plupart des investisseurs : malgré ses solides atouts, l’action ne se paye que 13 fois ses bénéfices !

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AT&T : une remarquable stabilité malgré d’excellentes performances. 

Avec sa politique de versement de dividendes, AT&T paye généreusement ses actionnaires pour leur patience. Elle sert actuellement un rendement de 5,5 %, et se constitue en parallèle un trésor de guerre qui lui permet de mener des opérations d’envergure comme le rachat de Time Warner.

Une action qui se doit de figurer dans tout portefeuille technologique robuste !

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