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Twitter : pourquoi Elon Musk suspend son offre à 44 Mds$

par Ray Blanco
Musk Twitter rachat

Fin avril, Elon Musk est devenu l’actionnaire majoritaire de Twitter. Ensuite, les choses se sont accélérées… Le P-DG de Tesla a décidé d’acquérir tout le réseau social. Twitter a dit non. Twitter a dit OK. Puis Elon Musk est revenu sur ses déclarations et a suspendu son offre. Un vrai feuilleton. Depuis, en Bourse, c’est les montagnes russes sur le titre. La raison de tout ce tapage ? Une sombre histoire de faux comptes…

Quand le P-DG de Tesla, Elon Musk, a annoncé sa prise de participation majoritaire dans Twitter, puis son offre de rachat à 44 Mds$ dans la foulée, les actions du réseau social à l’oiseau bleu se sont envolées.

Mais, aujourd’hui, ces mêmes actions Twitter ont perdu de leur superbe. Elles sont en chute libre. Pourquoi ? Encore un coup de notre fantasque Elon Musk, qui a décidé de suspendre son acquisition…

twitter graphe bourse Musk

Depuis fin avril, Elon Musk fait la pluie et le beau temps sur les actions Twitter (graphe : Investing)

Il a en effet annoncé la semaine dernière qu’il suspendait l’opération en raison du pourcentage de faux comptes (ou comptes spams) sur le réseau social. Et, de ce point de vue, il y a matière à débat.

Depuis fin avril, Elon Musk fait la pluie et le beau temps sur les actions Twitter

Pour Twitter, les faux comptes représenteraient moins de 5 % du nombre total de ses utilisateurs actifs. Toutefois, le réseau social a également déclaré que « le véritable taux pourrait être plus élevé que ce que nous avons estimé ». Elon Musk, lui, conteste cette estimation. Selon lui, le nombre de faux comptes représente au moins 20 % des utilisateurs actifs de Twitter.

Le chiffre exact est certainement entre les deux car il est bien plus compliqué que Musk ne le pense de le déterminer. C’est dans ce contexte donc qu’intervient cette suspension qui doit permettre à Elon Musk de déterminer la véritable proportion de faux comptes au sein de la base d’utilisateurs de Twitter. Ce dernier ayant déclaré : « Mon offre était basée sur l’exactitude des déclarations de Twitter ». Est-ce là une manœuvre pour obtenir un rabais ? Certains le pensent.

Twitter : des faux comptes et un gros manque à gagner

Pourquoi le nombre de faux comptes – ou « bots » – fait-il ainsi rétropédaler Elon Musk ? Tout simplement parce que ces derniers peuvent, selon lui, contribuer à dégrader l’expérience des utilisateurs. (C’est tout du moins le premier argument avancé.)

Sans rentrer dans les détails, les faux comptes ont plus de latitude qu’un compte utilisateur classique pour occuper le terrain, et se faire entendre sur la plateforme – généralement à coups d’intelligence artificielle. Il peut s’agir, par exemple, d’un compte bot créé pour publier automatiquement les principaux gros titres de la presse, chaque jour. Dans ce cas, ils peuvent être utiles aux utilisateurs.

Dans d’autres cas, en revanche, ils peuvent servir d’autres objectifs beaucoup plus discutables : propagande, désinformation, fake news, spams à visée commerciale, fishing… Et c’est bien cela qui pose problème à Elon Musk, ce dernier affirmant que les comptes bot, c’est un peu comme avoir des termites chez soi.

L’acquisition de Twitter va-t-elle tomber à l’eau ?

Leur impact positif et négatif est bien difficile à quantifier. Par exemple, les utilisateurs actifs qui passent du temps à consulter le contenu de la plateforme, mais publient rarement, sont souvent identifiés à tort comme des comptes bot

Bref, revenons sur l’expérience utilisateur, car c’est bien là que se cache la vraie raison du rétropédalage d’Elon Musk. Tout se joue ici, et à plus forte raison sur la principale source de revenus de Twitter. Et quelle est-elle à votre avis ? La publicité, payée par les annonceurs.

Ces derniers payent pour s’adresser à des gens, des consommateurs. De ce point de vue, il sera très difficile pour eux de tirer un revenu quelconque d’un faux compte… Si ces bots sont plus élevés que prévu, cela pourrait refroidir les annonceurs, qui préfèreront certainement  mobiliser leur argent ailleurs pour atteindre leurs objectifs de reach. 

L’acquisition de Twitter va-t-elle tomber à l’eau ? Il est impossible de le dire pour l’instant, mais je suis sûr que nous y verrons plus clair au cours des mois à venir.

Fenêtre d’achat en vue ?

Quoi qu’il en soit, dans ce contexte, comme nous l’avons vu plus haut, l’action Twitter subit une forte pression baissière. Et cela n’a pas échappé à mon collègue Mathieu Lebrun qui estime qu’il y a là une opportunité à saisir dans un marché pauvre en opportunités, ces derniers temps : « Ces dernières semaines, l’orientation baissière du Nasdaq n’a pas aidé à trouver des opportunités d’achat dans la tech US – et ce n’est potentiellement pas terminé, alors qu’en cette mi-mai Michael Burry de ‘The Big Short’ révélait un pari short contre Apple (cnbc.com). Pour autant, certains dossiers pourraient à nouveau commencer à m’intéresser. C’est notamment le cas de Twitter. »

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