Accueil InvestirTendances Macro Rasoir, parfaitement rasoir

Rasoir, parfaitement rasoir

par Cécile Chevré

« Rasoir, parfaitement rasoir », voilà comment, hier, Eric Lewin me décrivait le comportement des marchés sur les derniers jours. En fait, il a utilisé un mot un peu plus grossier mais l’idée est là. Car, oui, il se passe pas mal de choses dans l’actualité – Ukraine, BCE, chiffres de l’emploi aux Etats-Unis – mais les marchés restent au fond plutôt insensibles.
Oui, il y a un peu de volatilité, mais de quelques points seulement, pas de quoi déclencher un sentiment de panique chez les investisseurs.
Il y a deux manières de voir la situation actuelle. Soit considérer que les marchés sont comme paralysés, évolution entre support et résistance, et faisant donc du surplace.
Soit, de manière plus optimiste, se dire qu’ils résistent plutôt bien à un assaut de mauvaises nouvelles.
Je vous laisser choisir votre camp, cher lecteur.
En tout cas, Mathieu Lebrun a parfaitement su jouer la (petite) volatilité du CAC 40 hier, puisqu’en misant sur le recul de l’indice parisien entre l’ouverture et le début d’après-midi, il a permis aux abonnés de l’option 100% CAC d’Agora Trading de gagner… 100% (jamais un service n’aura aussi bien porté son nom !). Pour profitez de sa prochaine recommandation, c’est ici.
Quant à moi, je vous propose aujourd’hui un panorama des enjeux essentiellement économiques qui sous-tendent la crise ukrainienne et une analyse de ce qu’elle signifie pour vos investissements.
En effet, quelques jours après la destitution de l'(ex)président ukrainien, et l’intervention militaire russe en Crimée, la situation semble pour l’instant enlisée, chaque camp demeurant sur ses positions. La Crimée et d’autres régions orientales de l’Ukraine menacent de faire sécession. Dimanche dernier, le Parlement de Crimée a décidé d’organiser un référendum portant sur un rattachement de la région à la Russie. Une nouvelle qui ne sied ni à l’Ukraine, ni aux Occidentaux qui brandissent maintenant la menace de sanctions contre Moscou.
L’évolution de la situation sera à suivre dans les jours qui viennent mais intéressons dès à présent au pan économique de cette crise.

Articles similaires

Laissez un commentaire