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Valeo fait rouler une voiture autonome dans Paris

par Edern Rio

Mardi dernier, Valeo s’est jeté à l’eau : son prototype de voiture autonome, une Range Rover aux couleurs de la marque, a parcouru Paris… Un pilote était cependant présent dans l’habitacle pour reprendre la main au cas où. L’événement était couvert en exclusivité par Le Parisien qui a livré une très belle vidéo.

La voiture autonome de Valeo a plusieurs centaines de milliers de kilomètres au compteur. Elle a sillonné l’Europe et a fait le tour de la capitale, mais c’est la première fois qu’elle s’aventurait à l’intérieur de ce que Jacques Aschenbroich, P.-D.G. de l’équipementier, qualifie de « ville la plus compliquée du monde ».

Les outils de Valeo lui permettent sans souci aucun de rouler en parfaite autonomie sur les autoroutes, mais elle fait ici la démonstration qu’elle a également une très grande maîtrise de l’IA dédiée à la conduite autonome dans des situations autrement plus compliquées. De nombreuses difficultés ont été surmontées en grandeur nature mardi dernier : jogger qui traverse la rue en courant, voies sans marquage au sol, trafic dense, voiture doublant sans mettre son clignotant, arrêt au feu, etc.

Niveau 3 ou niveau 4, telle est la question

Au niveau 4, le véhicule devient vraiment autonome dans la majorité des situations. L’un des éléments clés pour cette étape est le paramétrage de l’IA pour qu’elle atteigne un équilibre acceptable entre sécurité et performance.

Pour l’investisseur, toute la question est de savoir quand les entreprises vendront vraiment des voitures autonomes. Ce n’est effectivement pas du tout la même chose si c’est dans 2 ans ou dans 10…

Au niveau 3, la voiture doit pouvoir rouler en autonomie dans des situations bien précises, notamment les autoroutes où le marquage au sol est régulier ou bien les embouteillages. L’Audi A8 est réputée être la première voiture de série atteignant ce niveau d’autonomie.

Au niveau 4, le véhicule devient vraiment autonome dans la majorité des situations. L’un des éléments clés pour cette étape est le paramétrage de l’IA pour qu’elle atteigne un équilibre acceptable entre sécurité et performance.

Le défi est en effet que le véhicule autonome écarte les faux positifs et puisse rouler à plus de 20 km/h, à la différence des véhicules autonomes qui circulent actuellement au bois de Vincennes.

Ainsi, la question entre niveau 3 et niveau 4 est sans doute mal posée. Il ne suffit pas que le véhicule puisse rouler en autonomie, il faut également qu’il puisse conduire aussi bien et aussi vite qu’un conducteur moyen.

Pour atteindre ce genre de résultats, il faut des tonnes – que dis-je des mégatonnes – de données et Waymo, la filiale d’Alphabet, est sans doute la mieux placée à ce niveau avec ses 11 millions de kilomètres parcourus.

Pour répondre à la question initiale, nous voyons et allons voir de plus en plus de navettes autonomes se déplaçant à vitesse réduite. En revanche, la voiture autonome pour les particuliers risque de ne pas arriver avant une dizaine d’années. En revanche, d’autres secteurs du transport s’automatisent rapidement. J’y reviendrai.

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