Accueil A la une Valeurs technologiques: les soldes ont commencé !

Valeurs technologiques: les soldes ont commencé !

par Etienne Henri

Sauve-qui-peut !

L’épidémie de coronavirus, qui s’était dans un premier temps limitée à la Chine continentale, est désormais bien implantée en Corée du Sud et en Europe.

Il ne fait désormais guère de doute que l’ensemble de la planète sera exposé à plus ou moins court terme au nouveau virus, et que sa progression engendrera des perturbations économiques, y compris dans les pays développés.

Pris de doute, les investisseurs qui étaient encore dans l’euphorie début janvier cèdent à la panique. Les Bourses mondiales s’effondrent et massacrent sans distinction toutes les valeurs de la cote.

Vous avez quelques liquidités à placer ? Ce trou d’air est pour vous une opportunité d’achat à bon compte.

Le coronavirus à toutes les sauces

Si vous souhaitez vous divertir, faites ce petit jeu.

Regardez les communiqués de presse du moment et les résultats trimestriels des entreprises. Vous constaterez à quel point le coronavirus semble avoir contaminé toutes les sociétés. Toutes les raisons sont bonnes pour invoquer la mystérieuse maladie, et ce quelle que soit la secteur ou l’état réel des comptes.

Plus amusant encore, il semble y avoir une corrélation inverse entre l’évocation de SARS-CoV-2 et les conséquences tangibles de l’épidémie sur l’activité.

Prenez l’exemple des compagnies aériennes dont je vous parlais alors-même que l’épidémie n’était qu’à ses débuts.

Steven Zaat, directeur financier d’Air France (FR0000031122), a invité fin février tous les managers de la compagnie à limiter les dépenses dites discrétionnaires comme les voyages, séminaires, les réceptions et invitations ou encore le recours aux consultants.

Invoquant l’impact du coronavirus sur le trafic aérien, le “monsieur chiffres” de la compagnie aérienne est en pratique simplement en train de poursuivre le plan d’amélioration de compétitivité engagé pour l’exercice 2020. Une réduction des dépenses de -1 % en volume était déjà prévue malgré une hausse de l’activité anticipée à + 3,7 % ! Le virus arrive à point nommé pour justifier de nouvelles restrictions dans les dépenses quotidiennes.

Ces vraies-fausses mesures d’urgence sont à comparer à celles mises en place dans une relative discrétion par Cathay Pacific (HKG:0293). La compagnie hongkongaise a mis au chômage technique plus de 25 000 salariés, soit 75 % de ses effectifs. 

La ressemblance entre les situations n’est que façade. L’une des compagnies est simplement en train d’optimiser ses coûts de façon opportuniste, tandis que l’autre lutte pour sa survie.

Ceci, comme tout, finira par passer

Bien sûr, il ne s’agit pas de nier l’impact sanitaire et économique du virus. L’épidémie est terrible pour les personnes touchées et a des conséquences réelles sur l’économie.

Toutefois, comme je vous l’indiquais il y a près d’un mois, la plupart des conséquences sont dues aux mesures prises et non à une contraction cyclique de l’économie. Certes, le monde retient son souffle et la consommation ralentit ponctuellement. Certes, l’usine du monde s’est arrêtée durant près d’un mois. Certes, le transport international est encore figé.

Mais tout ceci ne durera qu’un temps.

Les entreprises occidentales font des pieds et des mains pour faire redémarrer leurs circuits logistiques. Les usines chinoises reprennent le chemin du travail et quantités de denrées n’attendent que le déblocage de la situation pour retrouver le chemin des consommateurs.

container produits chine exportation

Dans les ports chinois, les produits manufacturés n’attendent plus que le signal du départ pour repartir vers l’Occident. 

La baisse généralisée des Bourses n’a épargné aucune valeur, et nombre d’entreprises font partie des dégâts collatéraux.

Je pense notamment aux valeurs technologiques. Nous avons vu il y a quelques jours qu’elles sont les premières à profiter de l’épidémie. Il n’y a donc aucune raison à ce que, toutes choses égales par ailleurs, leurs actions s’échangent moins cher qu’au mois de janvier !

La purge ne les a pourtant pas épargnées. Plusieurs entreprises du secteur ont perdu entre 11 % et 14 % sur les quinze derniers jours de février.

Sans présager du futur de l’épidémie, ce trou d’air ponctuel des marchés mondiaux offre par ricochet un point d’entrée appréciable pour les investisseurs de moyen terme.

Nous sommes les premiers à déplorer l’engouement absurde dont font parfois l’objet les valeurs technologiques lorsque les investisseurs oublient toute retenue. Aujourd’hui, la situation est inverse : elles sont massacrées comme si la somme de leurs bénéfices futurs, qu’est censée représenter la valeur d’une action à tout instant, dépendait de la diffusion d’une unique pneumonie.

Ce n’est certainement pas le cas autrement qu’à très court terme. Les épidémies de SRAS et d’Ebola n’ont jamais empêché la planète de tourner. Malgré l’apparition de ces virus, l’économie a suivi son petit bonhomme de chemin.

A vous de profiter de ce point d’entrée que nous offre la paranoïa ponctuelle des marchés !

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