Accueil Santé et BiotechBiotechnologie & pharma Vers une thérapie pour le cancer du pancréas ?

Vers une thérapie pour le cancer du pancréas ?

par Vanessa Popineau

Le congrès de l’ASCO (American Society of Clinical Oncology) est le plus grand rassemblement d’oncologues au mètre carré du monde. Il s’est tenu, début juin à Chicago où quelque 35 000 praticiens ont convergé pour y assister. Un rendez-vous international incontournable, unique et, bien sûr, propice aux annonces…

Et, force est de le reconnaître, il y en a eu un certain nombre. Mais celle que j’ai trouvé la plus remarquable concerne l’un des cancers les plus meurtriers. Le cancer du pancréas est sans conteste le cancer le plus agressif et le plus sournois identifié.

Un taux de survie extrêmement bas

Il affiche le taux de survie le plus bas, tous cancers confondus. Les statistiques sont saisissantes. En moyenne, au moment où le diagnostic est sur la table, le pronostic vital du patient est clairement engagé. Espérance de vie moyenne : 4,6 mois. Autant vous le dire de suite, et vous le savez peut-être déjà, à l’heure actuelle, aucun traitement efficace n’existe.

Mais, une nouvelle molécule, présentée à l’ASCO le 2 juin dernier, suite à une étude publiée dans la revue New England Journal of Medicine, donne de nouveaux espoirs aux patients et à leur famille. Elle s’appelle l’olaparib et elle est actuellement en cours d’essais cliniques, via le Lynparza, le médicament d’AstraZeneca (GB0009895292 – AZN). Les essais, menés en partenariat avec Merck-MSD (US58933Y1055 – MRK) sont actuellement en Phase III.

Pour la petite histoire, ce médicament a été initialement développé pour les cancers du sein et de l’ovaire porteurs des gènes mutés BRCA 1 et BRCA 2. Mutations que l’on retrouve également dans les cancers de la prostate et du pancréas. Et c’est cela qui justifie les essais cliniques en cours.

D’ailleurs, les premiers résultats qui en découlent sont plutôt encourageants puisque le traitement a permis de doubler (quasiment) l’espérance de vie des malades (7,4 mois). Le chemin vers une thérapie efficace est encore long mais c’est une bonne nouvelle. Et d’ordinaire elles sont plutôt rares en ce qui concerne ce cancer dont le nombre de nouveaux cas, chaque année en France (entre 12 000 à 14 000), est grandissant.

Du côté de la Bourse, on peut dire que la biotech se porte plutôt bien, puisqu’elle construit tranquillement sa croissance depuis deux ans avec une plus-value de plus de 50 %.

 

 

Soyez le premier informé des dernières Opportunités Technos directement dans votre boîte mail

Articles similaires

Laissez un commentaire