Accueil Innovation et vie quotidienne Veuillez allumer votre téléphone : les profits vous attendent

Veuillez allumer votre téléphone : les profits vous attendent

par Cécile Chevré

Le week-end dernier, autour d’une très bonne bouteille de vin, un des invités a sorti son iPhone et l’a photographiée. Pourquoi ? Cela lui permet de se souvenir des bons vins qu’il a bu et de les acheter. Il y a même une application iPhone pour cela, a expliqué un autre convive. Puis nous avons parlé de telle actrice – et comme certains d’entre nous ne voyaient pas de qui nous parlions, quelqu’un a fait une recherche Google image sur son téléphone. Pendant la soirée, la plupart d’entre nous ont consulté leur mail, d’autres ont vérifié l’itinéraire pour rentrer chez eux ou ont pris des photos… qui se sont immédiatement retrouvées sur Facebook.

En quelques années, 3 ou 4 ans, les smartphones ont acquis une place de choix dans nos comportements quotidiens. Un billet d’avion à réserver, des infos à vérifier… Vos photos de famille y sont, le contact de vos amis, vos sites préférés, la date d’anniversaire de votre tante Gertrude…

Slate.fr nous apprend que 66% d’entre nous ont peur de perdre leur téléphone ou bien d’être loin de lui. Et j’avoue être dans cette catégorie. Je peux oublier mon écharpe ou mon bonnet chez moi. Mais si c’est mon téléphone, je rebrousse chemin.

Il y a sûrement de très nombreuses explications sociologiques, psychologiques ou même psychiatriques à cette dépendance. Est-ce bien ou mal ? En fait, qu’importe : c’est.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les smartphones se sont progressivement imposés sur le marché de la téléphonie mobile. « Selon les chiffres du cabinet américain Gartner, publiés mercredi 15 février, il s’est vendu 472 millions de téléphones intelligents en 2011 dans le monde, soit une hausse de 58% par rapport à 2010, ce qui représente 31% du total des ventes de mobiles, tous types confondus », nous apprend Le Monde. La victoire des smartphones se fait au dépend des appareils de téléphonie classiques.

Mais au fond, votre smartphone ne serait pas grand-chose s’il ne pouvait se connecter à Internet. Ceux qui ont déjà fait l’expérience d’une connexion 3G défectueuse savent de quoi je parle. Sans connexion, votre téléphone perd de son intérêt. Ce n’est qu’une coûteuse machine.

Voilà donc le secret des smartphones… et donc l’intérêt pour l’investisseur : la connexion sans fil.

Ces téléphones intelligents ne sont pas les seuls à profiter du boom de la connexion sans fil ; l’engouement pour les tablettes soutient lui aussi la demande.

En 2010, 17 millions de tablettes numériques ont été vendues et environ 50 millions l’année dernière. Une tendance porteuse puisqu’on estime qu’en 2014, 200 millions de ces tablettes auront été vendues. Or la moitié de ces machines disposent non seulement du Wi-Fi mais aussi d’une connexion 3G ou 4G.

Autre élément favorisant le développement de la connexion sans fil : la connexion machine to machine (M2M). C’est ce qu’expliquent Ray Blanco et Patric Cox dans NewTech Insider : « Nous allons voir de plus en plus de machines connectées sans fil, des caméras de sécurités aux compteurs électriques en passant par des choses que nous ne pouvons même pas encore imaginer. Par exemple, des réfrigérateurs intelligents pourraient être connectés (sans fil) à votre grande surface et pourront commander automatiquement vos aliments préférés quand il en manque ! Des appareils de surveillance médicale, comme les glucomètres développés par des entreprises comme Echo Therapeutics seront capables d’être l’interface sans fil de votre Smartphone et d’alerter le personnel médical si vous êtes en difficulté ».

« Ces produits ne sont pas encore répandus, bien sûr, mais ils le deviendront d’ici quelques années – exactement en même temps que le boom des Smartphones et des tablettes numériques commencera à s’essouffler. Certains produits M2M arriveront sur le marché plus tôt que d’autres. A terme, il y aura des dizaines de milliards de machines connectées ».

Comment profiter du boom des tablettes et des smartphones ?
Un des moyens les plus évidents est évidemment d’investir sur les sociétés qui fabriquent ces appareils (comme Apple ou Samsung) ou encore les logiciels qui leur permettent de tourner (là encore Apple ou Google avec son Android).

Mais il existe aussi d’autres sociétés qui doivent attirer votre attention : celles qui développent des technologies sans fil vous permettant non seulement de téléphoner un peu partout dans le monde mais aussi d’envoyer et de recevoir d’autres types de données (vidéos, images, etc.) ou encore de vous connecter à Internet.

Investir sur ces sociétés comporte plusieurs avantages, en particulier celui d’être moins sensibles aux modes. Pensez à la dégringolade de Research in Motion (RIM) alors que son BlackBerry se fait distancer par des appareils Apple ou équipés d’Android.

Le développement de technologies sans fil doit beaucoup à une société américaine, InterDigital. Cette société pionnière dans la 2G (qui vous permet de téléphoner sans fil et d’envoyer, par exemple, des sms) l’a aussi été dans le développement de la 3G (qui cette fois vous permet de vous connecter à Internet, d’échanger des fichiers vidéos ou encore de recevoir la télévision sur votre mobile).

Conclusion, sans le savoir, la technologie développée par InterDigital a de très grandes d’équiper vote téléphone, qu’il soit 2G ou 3G. Voici ce qu’en disent Ray et Patrick : « Les bénéfices qu’InterDigital a pu tirer du 3G sont immenses. Actuellement, la propriété intellectuelle de l’entreprise est présente sur tous les téléphones livrés sur Terre. Quatre des cinq plus grands producteurs de téléphones mobiles (Apple, LG, Samsung et RIM) ont acheté des licences pour l’utilisation de technologies InterDigital. En plus de clients plus petits, 50% des téléphones 3G au monde sont sous contrat InterDigital ».

« Les 50% restants, cependant, utilisent également la technologie de l’entreprise, qui a une politique agressive en matière d’acquisition d’accords de licence avec le reste du marché. A mesure que l’entreprise améliore sa pénétration du 3G, ses revenus vont augmenter en conséquence ».

Dans le dernier NewTech Insider, Patrick et Ray ont sélectionné une société qui construit des circuits de radiofréquence (RF). Là encore, sans ces circuits, votre téléphone ne pourrait se connecter à Internet. La 3G est la norme de téléphonie mobile qui vous permet de surfer sur le Net de n’importe où et les circuits RF sont la technologie qui permet à votre téléphone de se connecter. Prenons l’analogie suivante : imaginons que la 3G est le réseau de métro parisien ; la RF est le ticket de métro qui vous permet de l’utiliser.

Vous avez déjà certainement en poche ses produits sans même le savoir. Mieux encore, sa technologie a réussi à se tracer un chemin dans les applications les plus avancées du domaine de l’aviation et de la défense et est même présente sur la surface de Mars. Retrouvez cette recommandation dans NewTech Insider.

 

Pour aller plus loin aujourd’hui : l’autre visage de la téléphonie mobile et les dernières nouvelles de la Grèce.
– L’addiction à la téléphonie mobile ne concerne que nos pays riches et nos sociétés d’ultra-consommateurs. Dans les pays émergents ou en voie de développement, la téléphonie mobile, Internet et les réseaux sociaux prennent eux aussi une place grandissante. Mais parfois avec des besoins différents des nôtres. C’est ce que nous verrons dès demain dans La Quotidienne.

– Dans sa Stratégie, Simone Wapler revient, avec un peu de lassitude (sentiment que je partage), sur le énième rebondissement de la tragédie grecque : « L’agonie de la Grèce est interminable, fatigante, usante. On aimerait que ce soit fini une bonne fois pour toutes pour passer à autre chose – comme le Portugal, l’Espagne, l’Italie peut-être…« 

« Je suis partie de France il y a 10 jours et les médias claironnaient qu’une solution avait été trouvée pour la Grèce. Je rentre et les mêmes médias m’annoncent toujours qu’une solution va être trouvée et qu’on négocie« .

« Il y a 10 jours, il n’y avait pas plus de solution que maintenant. Cela dure depuis 2010. Les médias doivent cependant croire et faire croire à la solution car, dans l’économie de crédit, le principal capital est la confiance. Hélas, ce capital virtuel ne suffit plus quand le débiteur ne peut pas rembourser. Les dettes doivent être payées, déchirées ou volatilisées par l’inflation. La Grèce ne peut pas payer. Les créanciers ne veulent pas déchirer. Reste la volatilisation par l’inflation mais avec l’euro et les Allemands, c’est difficile. Donc la Grèce fera défaut et sortira de l’euro. Ce qui signera le début de la fin de cette monnaie« .

« Ou bien l’Allemagne sortira de l’euro et le reste de l’Europe imprimera ce qu’il faudra pour dissoudre les dettes de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne, de l’Italie, de la France, de la Belgique dans l’inflation. Ou bien tout le monde se mettra d’accord pour faire marcher la planche à billets. Ce qui signera la fin de l’euro« .

« Pour nous, particuliers vivant en euro, les résultats ne seront pas différents : forte inflation des produits importés – énergie en tête –, baisse de notre pouvoir d’achat et augmentation de la taxation« .
[Heureusement pour nous, Simone a élaboré une stratégie pour protéger votre portefeuille des effets conjugués de la crise européenne et d’une de plus en plus probable faillite de la France. C’est un plan d’action sur le long terme qui allie l’or (évidemment), une recherche de croissance chez les Emergents et dans les technologies de rupture et une stratégie de couverture. A découvrir ici…]

Soyez le premier informé des dernières Opportunités Technos directement dans votre boîte mail

Articles similaires

Laissez un commentaire