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Premier vol suborbital habité pour Virgin Galactic

par Edern Rio

Source : Space.com / Crédits : MarsScientific.com & Trumbull Studios

C’est une merveille dont on ne se lasse pas que de regarder le gigantesque avion au double fuselage emporter la navette spatiale à 13 000 mètres, puis la lâcher alors qu’elle allume sa propulsion et s’élève alors jusqu’à 80 km d’altitude en moins d’une minute.

Une heure plus tard, la navette spatiale revenait se poser au spatioport de Mojave.

Même si nombre d’amateurs du New Space estiment que ce n’est pas une grande prouesse et que Virgin Galactic est bien loin derrière SpaceX, ou Blue Origin, saluons tout de même cette première : le SpaceShip 2 a atteint « l’espace » — selon la définition des autorités spatiales américaines – avec deux pilotes à bord.

Certains râleurs vous diront que le SpaceShip 2 n’a pas vraiment atteint l’espace qu’ils situent au-delà de la ligne Kármán, baptisée au nom du physicien hongro-américain qui détermina l’altitude à partir de laquelle les frottements et autres phénomènes liés à l’atmosphère terrestre deviennent négligeables.

Dans le monde du système métrique, on le situe plutôt à 100 km, mais c’est plus une limite arbitraire qu’autre chose et ceux qui utilisent le système impérial des miles (1,609 kilomètre) préfère utiliser la limite des 50 miles, soit à peu près 80 km. Ainsi les astronautes de la NASA sont-ils considérés avoir connu leur baptême de l’espace dès qu’ils franchissent cette limite.

L’ère du tourisme spatial commence

Ce vol inaugural n’a rencontré aucun problème notoire et Richard Branson, le milliardaire derrière la marque Virgin, s’est réjoui de cette réussite: « Il a fallu 14 longues années pour en arriver là. Nous avons versé des larmes, de vraies larmes. Aujourd’hui, ce sont des larmes de joie ! »

Il faut dire que Virgin Galactic revient de loin et que le programme a bien failli être abandonné : un de ses vaisseaux s’était littéralement désintégré en 2016, entrainant la mort du pilote Michael Alsbury.

C’est donc Virgin Galactic qui remporte la palme de la première société commerciale à envoyer des humains dans l’espace. L’idée de Virgin est d’utiliser les aéroports traditionnels car son procédé ne nécessite pas d’infrastructure particulière à la différence de ses concurrents qui font des lancements verticaux avec des fusées et souhaitent proposer un tourisme en orbite.

Un milliard ayant déjà été englouti dans cette entreprise aussi titanesque que futile, George Whitesides, le directeur général de Virgin Galactic a déclaré : « Nous souhaitons opérer plusieurs fois par semaine, pour permettre à des dizaines de milliers de personnes de faire l’expérience de l’espace. » Les premiers vols seraient prévus pour 2020, voire 2019.

700 personnes auraient déjà acheté des tickets pour cette ballade spatiale. Un ticket de manège planétaire qui coûte tout de même la modique somme de 250 000 $.

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